CHAMPIGNONS PASSION

Découverte du monde merveilleux des Champignons avec une approche personnelle de la Mycologie - Partage d'une passion

26 juin 2009

LES BOLETS ET CEPES TOXIQUES OU A REJETER

Singe

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Bolet amer. Lat.: Tylopilus felleus.

Noms communs: Bolet de fiel, Chicotin.

Immangeable

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Chapeau: 5-15 cm., brunâtre à brun-jaune, mat et velouté. Hémisphérique* puis convexe*, assez ferme mollissant avec l'âge. Marge* souvent ondulée.

Hyménium: blanchâtre puis rosâtre, formé de tubes*

Pied: 4-12 cm., brun-jaunâtre plus clair que le chapeau, décoré d'un réseau* très apparent à larges mailles brunâtres qui s'entrecroisent. Cylindrique, souvent robuste, charnu, plein, renflé à la base.

Chair: blanche, rosissant légèrement à l'air, uniforme, tendre. Odeur nulle, saveur très amère ne disparaissant pas à la cuisson.

Habitat: de Juin à Octobre dans les forêts de feuillus et de conifères, avec une préférence pour les terrains calcaires. Assez commun dans certaines régions.

Observations: c'est un champignon inconsommable à cause de son amertume qui s'accentue encore à la cuisson, un seul exemplaire rend tout un plat immangeable. On peut le confondre avec des Cèpes comestibles, mais ces derniers n'ont pas l'hyménium* rosâtre et le réseau* sur leur pied est moins apparent. En cas de doute il suffira de goûter un petit morceau de chapeau, en présence du Bolet amer la forte amertume apparaîtra immédiatement.

Extrait de "Champi-Pocket" de Jean-Mi

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Bolet de Satan. Lat.: Boletus Satanas.

Noms communs: Cèpe du Diable, Bolet diabolique.

Vénéneux.

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Chapeau: 10-30 cm., beige à blanc-grisâtre avec parfois des reflets verdâtres. Globuleux*-hémisphérique* puis convexe* et enfin étalé, souvent énorme, massif, charnu. Marge* enroulée.

Hyménium: jaune puis rouge-écarlate, bleuissant au toucher. Formé de tubes*.

Pied: 5-10 cm., jaunâtre dans sa partie supérieure, rougeâtre dans sa partie centrale, bleuit au toucher. Assez court, ventru, obèse, trapu, plein.

Chair: blanchâtre, bleuissant intensément, compacte puis molle. Odeur désagréable, saveur douce.

Habitat: Été-Automne dans les forêts de feuillus, les clairières, aux lisières, sur sols calcaires et souvent en groupes. Assez rare.

Observations: il est plus indigeste que toxique. Sa réputation est peut être dûe à son nom, il est moins dangereux qu'on l'a prétendu et il est consommé impunément par certaines personnes, dont moi-même, mais bien cuit et en petite quantité. On peut le confondre avec le Bolet à pied rouge – Boletus erythropus - excellent après cuisson (5), dont le chapeau est brun-foncé et la chair jaune.

Extrait de "Champi-Pocket" de Jean-Mi

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HYMENIUM* A PLIS, A RIDES, OU LISSE

Les Chanterelles et Craterelles.

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Chanterelle commune.

Lat.: Cantharellus Cibarius.

Noms communs: Girolle, Girole, Girondelle, Crête de coq,Gallinace,

Chevrette, Jaunette, Roussotte.

Excellente

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Chapeau: 2-8 cm., jaune-or ou jaune-orangé (Chanterelle de Fries). Presque convexe* puis étalé et enfin déprimé* en forme d’entonnoir*, souvent bosselé, mat et sec. Marge* enroulée* puis ondulée et irrégulière.

Hyménium*: jaune-vif, formé de plis* peu saillants, assez décurrents*.

Pied: 3-8 cm., jaune de la couleur du chapeau, court, plein, charnu.

Chair: jaunâtre, ferme, fibreuse* dans le pied. Odeur très agréable d’abricots, saveur légèrement acidulée et poivrée.

Habitat: du Printemps à l’Automne dans les forêts de feuillus et de conifères, avec une préférence pour les terrains acides et silicieux. Commun.

Observations: c’est un champignon très connu et très estimé. Excellent comestible, sa chair très parfumée reste ferme à la cuisson, de plus elle est rarement attaquée par les vers. Cependant il est conseillé aux personnes à l’estomac fragile de la faire blanchir avant de l’apprêter. On peut la confondre avec le Clitocybe Orangé - Clitocybe aurantiaca (bon) mais également avec le Clitocybe de l’olivier - Omphalotus olearius -vénéneux- (voir les "Interdits du panier) mais ce dernier a l'hyménium* formé de lamelles décurrentes* et non de plis.

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Chanterelle jaunâtre.

Lat.: Cantharellus lutescens.

Nom commun: Chanterelle jaunissante.

Excellente

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Chapeau: 2 à 8 cm., brun à brun-jaunâtre, finement pelucheux, rugueux, en entonnoir profond. Marge très irrégulière, lobée, découpée.

Hyménium: jaune à jaune-orangé, lisse dans le jeune âge, puis formé de rides décurrentes, peu saillantes et irrégulières.

Pied: 2 à 8 cm., jaune à jaune-orangé, creux, il est le prolongement de l’entonnoir du chapeau, brillant. Parfois comprimé latéralement.

Chair: blanc-jaunâtre, mince. Odeur très agréable de mirabelles, saveur douce.

Spores: blanches.

Habitat: fin de l’Eté-Automne dans les forêts de conifères et les châtaigneraies, surtout en moyenne montagne, dans les endroits humides et moussus avec une préférence pour les terrains calcaires. Il pousse en groupes souvent très importants. Assez commun.

Observations: c’est un excellent comestible, le meilleur parmi les Chanterelles à chair mince, il se prête à la dessiccation. On peut la confondre avec la Chanterelle en entonnoir (bon).

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Chanterelle en entonnoir.

Lat.: Cantharellus tubaeformis.

Noms communs: Chanterelle en trompette, Chanterelle d’Automne, Chanterelle en tube.

Bon comestible.

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Chapeau: 2-8 cm., brunâtre à brun-grisâtre, en profond entonnoir*, percé en son centre d’un trou qui correspond avec l’intérieur du pied. Mince, élastique, finement pelucheux. Marge* d’abord enroulée puis lobée et découpée.

Hyménium*: jaunâtre, gris-jaunâtre avec l’âge, formé de plis* épais, décurrents*, espacés, ramifiés.

Pied: 5-10 cm., jaune, brillant, devenant légèrement grisâtre vers le sommet. Cylindrique, creux, souvent comprimé.

Chair: blanchâtre, mince, élastique. Odeur et saveur faible de fruits et d’iode.

Habitat: Eté-Automne dans les forêts humides de feuillus et de conifères, en groupes formés souvent de centaines d’exemplaires. Commune pour qui sait la trouver.

Observations: c’est un bon comestible qui se prête à la dessiccation et peut ainsi agrémenter toutes sortes de plats. On peut la confondre avec la Chanterelle jaunâtre - Cantharellus lutescens qui est de qualité légèrement supérieure.

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Trompette des morts.

Lat.: Craterellus Cornucopioides.

Noms communs: Trompette de la mort, Craterelle, Corne d’abondance.

Excellente.

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Trompette

Chapeau: 2-6 cm., noirâtre à brun-noir ou gris, palissant avec l’âge. Évasé en entonnoir*, la cavité se prolonge jusqu’à la base du pied. Marge* irrégulière, lobée.

Hyménium: gris-clair à gris-cendré, surface sans plis* ni lamelles*, rugueuse.

Pied: 3-10 cm., gris, noirâtre vers la base, creux, il est la continuité du chapeau.

Chair: gris-noirâtre, très mince, élastique. Odeur agréable, saveur un peu amère.

Habitat: Eté-Automne dans les endroits humides et moussus des forêts de feuillus, plus rare sous les conifères, en groupes souvent très importants et couvrant de grandes surfaces. Commune.

Observations: c’est un excellent comestible très estimé, de plus elle peut être cueillie en abondance tant ces colonies sont importantes. Elle se prête à la dessiccation et agrémente de fort bonne manière les plats en sauce, les civets, etc... On peut la confondre avec la Chanterelle cendrée - Cantharellus cinereus (bonne) avec laquelle elle partage le même habitat mais dont l’hyménium* n’est pas lisse mais formé de plis* épais, espacés et décurrents*.

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27 juin 2009

LES CHAMPIGNONS VENENEUX

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Clitocybe ou Pleurote de l'olivier.

Lat.: Clitocybe olearia ou Pleurotus (ou Omphalotus)  olearius

Noms communs: Pleurote de l'olivier, Oreille de l'olivier.

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Chapeau: 4-15 cm., orange à jaune-orangé, orné de fines fibrilles* lui donnant un aspect brillant. Convexe* puis étalé, vite déprimé et en entonnoir. Marge* incurvée.

Lamelles: jaune-or, très décurrentes*, serrées avec de nombreuses lamellules. Elles ont la propriété d'être phosphorescentes la nuit.

Pied: 4-18 cm., orange à jaune-orangé de la couleur du chapeau, ayant tendance à brunir avec l'âge. Ferme, plein, atténué à base. Il peut être central ou excentrique.

Chair: jaune-orangé, plus foncée dans le pied. Odeur assez forte et désagréable de bois moisi, saveur douce.

Habitat: lignicole*, Eté-Automne, parfois même au cœur de Hiver, en touffes parfois importantes aux pieds ou sur les troncs des feuillus. Très commun dans les régions méridionales où il est le champignon qui provoque le plus d'intoxications.

Observations: c'est un champignon vénéneux qui provoque des intoxications parfois très graves. On peut le confondre avec l'excellente Chanterelle commune (ou Girolle) mais cette dernière est de couleur jaune, ne possède pas de lamelles* mais des plis* sous le chapeau, est terricole* et dégage une agréable odeur d'abricots et de mirabelles.

Extrait de Champi-Pocket de Jean-Mi

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Clitocybe blanc. Lat.: Clitocybe dealbata.

Noms communs: Clitocybe blanc-ivoire, Clitocybe blanchi.

Vénéneux.

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Chapeau: 2-5 cm., blanc-jaunâtre à gris-jaunâtre, couvert d'un givre blanc sale persistant, devenant grisâtre avec l'âge. Convexe*, plan puis étalé, se déprimant au centre, parfois en entonnoir*. Marge* fine, incurvée puis étalée et souvent ondulée.

Lamelles*: blanches à crème, décurrentes*, serrées, minces.

Pied: 2-5 cm.,blanchâtre, brunâtre à la base. Court, soyeux, plein, fibreux, tenace parfois un peu excentrique.

Chair: blanchâtre, ferme, fibreuse*. Odeur forte d'herbe et de mousse, saveur douce.

Habitat: de Juin à Novembre dans les prés, les parcs, les pelouses, les pâtures, le long des haies, dans les zones herbeuses, souvent en groupes. Assez commun.

Observations: c'est un champignon vénéneux qui, comme d'autres Clitocybes blancs (Cerussata, Phylophilla,etc.) provoquent des intoxications graves du type muscarien ou sudorien. On peut le confondre avec des espèces comestibles comme l'excellent Marasme d'oréade (Mousseron) qui partage le même habitat mais s'en distingue par son chapeau brun-jaune et surtout par ses lamelles* beige-jaunâtre, libres*, espacées et ventrues et avec le Clitocybe en entonnoir (bon) dont l'habitat est forestier et qui dégage une agréable odeur d'anis et d'amandes.

Extrait de Champi-Pocket de Jean-Mi

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Entolome livide. Lat.: Entoloma lividum

Noms communs: Entolome perfide, Faux meunier, Jaunet.

Vénéneux.

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Chapeau: 5-20 cm., blanc-jaunâtre à gris-brunâtre, avec des reflets blafards, couvert d'un givre blanc. Orné de fines fibrilles*, visqueux par temps humide, soyeux par temps sec. Campanulé* puis convexe*-bossu et enfin étalé et souvent mamelonné*. Compact, épais, charnu. Marge* longtemps enroulée, se fissurant avec l'âge

Lamelles*: jaune-clair puis saumon à maturité. Adnées*, très échancrées* à l'insertion sur le pied, assez espacées, larges.

Pied: 6-12 cm., blanchâtre se tachant de jaunâtre, floconneux* vers le sommet, renflé vers la base, souvent incurvé, ferme, robuste, plein, spongieux avec l'âge.

Chair: blanche, épaisse, ferme. Odeur agréable de farine fraîche qui devient repoussante lorsque le champignon vieillit. Saveur douce et agréable.

Habitat: Eté-Automne en groupes dans les forêts de feuillus, les clairières, aux lisières, dans les endroits aérés. Assez commun.

Observations: il provoque des intoxications parfois très graves qui peuvent, selon la quantité ingérée, entraîner la mort de personnes fragiles. On peut le confondre avec le Clitopile petite prune dont les lamelles* sont décurrentes* et le Tricholome de la St.Georges dont les lamelles* sont blanc-crème, tous deux d'excellents comestibles mais qui dégagent également cette odeur de farine.

Extrait de Champi-Pocket de Jean-Mi

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Gyromitre comestible. Lat.: Gyromitra esculenta

Noms communs: Fausse Morille, Moricaude, Cervelot.

Vénéneux.

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Chapeau: 3-8 cm. de diamètre, brun à brun-rougeâtre ou brun-noirâtre. Il a l'aspect d'une cervelle (cérébriforme) bosselée et difforme. La marge* plus pâle est soudée par endroits au pied. Il est creux et sa paroi interne est blanc-crème.

Pied: 2-6 cm., pour un diamètre de 20-40 mm, blanc-crème devenant roussâtre avec l'âge. Trapu, ridé à sillonné, bosselé, souvent comprimé et atténué vers la base. Lacuneux*, creux, communiquant avec la cavité du chapeau.

Chair: blanchâtre et mince, ayant l'aspect et la consistance de la cire. Odeur douce rappelant celle du savon, saveur légère et agréable.

Habitat: Printemps-début de l'Eté dans les endroits sablonneux des forêts de conifères, les friches, les bruyères. Assez commun dans certaines régions.

Observations: malgré son nom c'est un champignon vénéneux et mortel dans les cas graves. Il fut longtemps consommé après dessiccation, mais cette dernière n'enlève qu'une partie de la toxine (gyromitrine) qu'il contient et une consommation répétée peut avoir des conséquences très graves. Il est à rejeter absolument.

Extrait de Champi-Pocket de Jean-Mi

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Helvelle à pied blanc. Lat.: Helvella monachella.

Noms communs: Bonnet de capelan, Petite religieuse, Nonnette, Cornette?

Vénéneuse

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Chapeau: 2-4 cm de haut, formé de 2 à 3 lobes dressés, avec la face cachée blanc-grisâtre, les bords inférieurs sont libres* et plus pâles. Sa forme rappelle le bonnet de curé ou la cornette des religieuses.

Pied: 3-8 cm pour un diamètre de 10-30 mm., blanc, légèrement velouté. Creux, cylindrique, généralement lisse mais parfois un peu sillonné vers la base.

Chair: très mince, blanche, coriace et élastique dans le pied, fragile et cassante dans le chapeau. Sans odeur, ni saveur particulières.

Habitat: au Printemps dans ou aux lisières des forêts de feuillus et de conifères, sous les peupliers, le long des chemins, dans les haies, les taillis, sur terrains sablonneux. Parfois en groupes de centaines d'exemplaires. Assez commune.

Observations: comme toutes les Helvelles elle est à rejeter car elle contient de l'acide helvellique qui est détruit en partie à la cuisson, mais également de la gyromitrine responsable d'intoxications graves lors de consommations importantes ou répétées Elle se différencie de l'Helvelle lacuneuse et de l'Helvelle crépue par son pied presque lisse et sa pousse printanière.

A ne pas confondre avec les Morilles (excellentes après cuisson et avec modération) dont le chapeau est formé d'alvéoles et non de lobes.

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Inocybe de Patouillard.

Lat.: Inocybe Patouillardi.

Nom commun: Inocybe de Printemps.

Vénéneux.

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Chapeau: 3-8 cm., blanc-crème à jaunâtre se tachant de brun-rouge avec l'âge. Fibrilleux*, conique puis étalé avec un large mamelon* central. Marge* d'abord enroulée puis lobée, souvent fendue.

Lamelles*: rosées puis crème et enfin brun-olivâtre avec l'arête* blanche et floconneuse*, rougissant au frottement. Adnées*-émarginées, serrées, épaisses.

Pied: 3-10 cm., blanc taché de rouge, cylindrique, grêle ou robuste selon les cas, parfois courbe et bulbeux* à la base, très fibreux*.

Chair: blanche, parfois nuancée de rose, ferme. Odeur forte et fruitée, saveur douce.

Habitat: Printemps-Eté aux lisières ou dans les bois clairs et secs surtout de feuillus, au bord des chemins. A une préférence pour les hêtres. Assez rare.

Observations: les intoxications dûes à ce champignon sont du type muscarien (voir page 6). On lui attribue des intoxications mortelles en France et en Europe. La dose mortelle est estimée à 500 grs, mais il est exceptionnel de réaliser une cueillette de cette importance. On l'identifie assez facilement grâce à son habitat, sa précocité, son chapeau d'abord très conique, sa marge fendillée et ses lamelles* brun-olivâtre.

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Lépiote à crête. Lat.: Lepiota cristata.

Noms communs: Lépiote crêtée, Lépiote puante, Lépiote crêpue.

Vénéneuse.

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Chapeau: 2-5 cm., cuticule* brune se déchirant en petites écailles en laissant apparaître le fond blanchâtre. Conique puis étalé, au centre le revêtement reste intact et continu, avec un mamelon* assez pointu.

Lamelles*: blanchâtres, ayant tendance à brunir avec l'âge. Libres*, serrées, inégales, avec l'arête* floconneuse*.

Pied: 2-4 cm. Pour un diamètre de 3-4 mm. Blanchâtre souvent teinté de brun-roux vers la base. Grêle, soyeux, un peu luisant. Anneau* blanchâtre, satiné, fragile.

Chair: blanche, très mince. Odeur désagréable de radis, d'ail et de fruits pourris.

Habitat: Eté-Automne dans les sentiers et aux lisières des forêts, dans les champs, les parcs, les jachères, les jardins, les pelouses, les massifs de fleurs. Commune.

Observations: c'est un champignon considéré comme vénéneux, comme toutes les petites Lépiotes il est à éviter. De plus son odeur désagréable ne donne guère envie de le consommer. A ne pas confondre avec les grandes Lépiotes (macrolepiota), la Lépiote élevée et la Lépiote déguenillée, toutes deux excellentes et de taille beaucoup plus importante.

Attention: ne cueillez jamais de Lépiotes dont la taille est inférieure à 10 cm

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Mycène pur. Lat.: Mycena pura

Nom commun: Mycène rose.

Vénéneux.

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Chapeau: 2-5cm., de couleur variable avec différentes nuances de rose et de lilas, plus pâle par temps sec, souvent même presque blanc. Peu charnu, conique puis campanulé* et étalé avec un mamelon* central. Marge* striée.

Lamelles: blanchâtres, parfois un peu rosâtres. Adnées*, échancrées* à l'insertion sur le pied, peu serrées, inégales, réunies par des veines.

Pied: 4-10 cm., rose à lilas de la couleur du chapeau, base légèrement bulbeuse* couverte d'un fin duvet blanchâtre. Cylindrique, élancé, rigide.

Chair: blanchâtre nuancée de rose-lilas, fragile, mince. Odeur et saveur désagréables de radis, de rave.

Habitat: Eté-Automne, isolé ou en groupes dans les forêts de feuillus et de conifères. Très commun.

Observations: c'est un champignon qui provoque des intoxications du type muscarien (voir page 6). On peur le confondre avec le Laccaire améthyste (bon) mais il s'en différencie, entre autres, par son odeur et sa saveur désagréables de radis et de rave.

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Paxille enroulé. Lat.: Paxillus involutus.

Noms communs: Paxille à bords enroulés, Paxille involuté, Bolet à lamelles, Chanterelle brune.

Vénéneux

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Chapeau: 5-15 cm., brun-jaunâtre à brun-olivâtre, palissant avec l'âge. Convexe* puis étalé et finalement déprimé*, parfois en entonnoir*. Pelucheux, velu, visqueux par temps humide, charnu, tendre. Marge* très enroulée, se redressant avec l'âge.

Lamelles*: crème-ocre, brunissant au frottement. Décurrentes*, très serrées, inégales, reliées entre elles par endroit, fragiles, facilement séparables du chapeau.

Pied: 3-8 cm., de la couleur du chapeau, plus clair vers le sommet. Assez court, évasé vers le haut, souvent en pointe vers la base, plein, ferme, lisse.

Chair: jaunâtre, brunissant au frottement ou aux blessures. Épaisse, molle, devenant flasque avec l'âge. Odeur de champignons, un peu fruitée, saveur acidulée.

Habitat: Eté-Automne, sous les feuillus, dans les endroits humides, au bord des chemins, dans les haies. Assez commun.

Observations: c'est un champignon vénéneux (voir syndrome paxillien page 8) qui peut provoquer des intoxications parfois très graves en cas de consommation répétée ou ingestion du champignon cru ou mal cuit.

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Psalliote (ou Agaric) jaunissante

Lat.: Agaricus xanthodermus

Noms communs: Agaric jaunissant, Agaric ou Psalliote à peau jaune

Vénéneuse

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Chapeau: 5-15 cm., blanc-sale, parfois teinté de gris-fauve au centre, se tachant très rapidement de jaune au toucher ou aux blessures, soyeux, lisse. D’abord en cloche, presque cylindrique à sommet aplati, puis étalé. Marge* floconneuse.

Lamelles: blanchâtres, roses et enfin brunes. Libres*, serrées, inégales, étroites.

Pied: 6-12 cm., blanc se tachant de jaune au toucher. Cylindrique, renflé à la base, lisse, soyeux, farci* de moelle puis creux. Anneau* blanc, membraneux, ample.

Chair: blanche ne jaunissant pas ou très peu sauf à la base du pied, tendre, épaisse. Odeur très désagréable d’encre, de phénol, de teinture d’iode, saveur désagréable.

Habitat: Eté-Automne dans les haies, les prés, les jardins, les champs cultivés notamment de maïs. Assez commune dans certaines régions.

Observations: il provoque des intoxications du type gastro-intestinal. De nombreuse intoxications lui sont attribuées et pourtant il est difficilement consommable en raison de son odeur désagréable qui à elle seule suffit à l’identifier, aidée en cela par le jaunissement de son chapeau et de son pied. A ne pas confondre avec les Agarics comestibles (Rosés des près, des jachères ou des bois) mais ces dernièrs ne dégagent pas cette odeur désagréable.

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Tricholome équestre.

Lat.: Tricholoma equestre ou Flavivorens.

Noms communs: Chevalier, Jaunet, Canari, Tricholome vert-jaune

Vénéneux.

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Chapeau: 4 à 12 cm., jaune à jaune-olivâtre, moucheté de fines fibrilles brunâtres avec des reflets verdâtres. Convexe puis étalé et plus ou moins mamelonné, un peu gluant dans la jeunesse. Marge enroulée puis redressée et ondulée. Cuticule assez facilement séparable de la chair.

Lamelles: jaune-soufre vif à jaune-citron, très échancrées, serrées, inégales.

Pied: 4 à 10 cm., pour un diamètre de 8 à 15 mm., jaune-soufre souvent moucheté de brunâtre. Cylindrique, assez court, charnu, plein, fibrilleux.

Chair: blanche, jaunâtre sous la cuticule du chapeau et à la base du pied, épaisse, ferme. Odeur très faible, saveur douce.

Spores: blanches.

Habitat: Automne-début de l’Hiver sous les conifères, avec une préférence pour les pins, sur terrain silicieux et sablonneux. Commun dans le Sud et le Sud-Ouest de la France, rare ailleurs.

Observations: consternation et étonnement dans le monde de la mycologie lorsque le 13 septembre 2001, le New England Journal of Medecine (Canada) cite une étude française rapportant 12 intoxications survenues dans le Sud-Ouest de la France entre1992 et 2000, dont 3 furent mortelles et imputables au Tricholome équestre, considéré jusqu’alors comme un excellent comestible. Il était consommé et connu depuis des siècles sous le nom de Chevalier, Jaunet, ou encore Bidaou (selon les régions), au Moyen-Age il était très estimé par la noblesse et la chevalerie (d’où son nom de chevalier) qui le réservaient à leurs tables, laissant aux manants des espèces qu’ils appréciaient peu comme le Bolet des bouviers. En effet il serait très dangereux, voire mortel, après une consommation répétée en un laps de temps très court. Les symptômes se manifestent plusieurs jours après une consommation excessive par des faiblesses, des douleurs et des crampes musculaires, surtout au niveau des épaules et des hanches. Les troubles digestifs sont mineurs, voire totalement absents, ce qui rend difficile le pronostic d’une intoxication fongique.     Dans les cas graves les malades souffrent de rhabdomyolise aiguë qui est une maladie dégénérative des muscles. Un agent toxique présent dans le Tricholome équestre semble détruire les cellules des muscles squelettiques (qui assurent les mouvements du squelette), dont le contenu passe dans le sang. L’organisme subit alors une suite d’événements qui peuvent entrainer des complications dans différents organes, dont une insuffisance rénale ou cardiaque et la mort.                                                                              Le 13 Octobre 2003 l'agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) annonce que les cas cliniques observés ont été clairement imputés à une consommation excessive de Tricholomes équestres sans qu’il ait pu être déterminé de dose toxique, que les données disponibles ne permettaient pas de fixer une dose tolérable, et qu’il fallait informer les ramasseurs et les consommateurs des risques encourus en cas de consommation excessive.

Extrait de "Passion Champignons" de Jean-Mi

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Tricholome tigré. Lat.: Tricholoma pardinum.

Noms communs: Tricholome léopard, Faux griset, Faux petit-gris, Grivelé.

Vénéneux.

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Chapeau: 5-15 cm, parfois plus, gris-clair à gris-cendré, recouvert de fines écailles* gris-noirâtre disposées concentriquement, plus denses au centre. Convexe* puis étalé, parfois bombé ou mamelonné*. Marge* enroulée puis étalée et ondulée.

Lamelles: blanches à crème-jaunâtre avec des reflets verdâtres. Échancrées*, assez serrées, larges, épaisses. Jeunes elles exsudent des gouttelettes verdâtres*

Pied: 4-8 cm. pour un diamètre de 20 à 40 mm. Blanc et farineux vers le sommet, jaune-crème vers la base. Cylindrique mais renflé vers la base, très robuste, ventru, ferme, fibreux*, plein, relativement court par rapport au chapeau.

Chair: blanche, jaune à la base du pied. Odeur faible de farine, saveur douce.

Habitat: Eté-Automne dans les forêts de conifères, plus rarement sous les feuillus si ce n'est sous les hêtres. Peu commun.

Observations: il est vénéneux et provoque des intoxications gastro-intestinales. Il est assez facilement identifiable grâce à son aspect massif et à son chapeau gris couvert de fines d'écailles. On peut le confondre avec le Tricholome prétentieux et le Tricholome terreux (griset), tous deux de bons comestibles mais ces derniers sont moins massifs et n'ont pas le chapeau écailleux mais fibrilleux.

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HYMENIUM FORME DE LAMELLES

Les Amanites.

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Amanite des Césars. Lat.: Amanita Caesarea.

Noms communs: Oronge, Oronge vraie, Jaune d'oeuf, Jasseran, Cocon, Amanite impériale

Excellente.

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Les différents stades de son développement

Chapeau: 8 à 18 cm., rouge-orangé à jaune-or. Hémisphérique* puis étalé, parfois déprimé. Charnu, lisse et généralement dépourvu d’écailles*. Marge* finement striée.

Lamelles: jaune-pâle à jaune-or, libres*, serrées, larges.

Pied: 8 à 16 cm., jaune de la couleur des lamelles, cylindrique, légèrement renflé à la base, plein puis farci* et creux avec l’âge, un peu floconneux*. Anneau* jaunâtre, persistant, retombant. Volve* blanche, membraneuse, très engainante.

Chair: blanche, jaunâtre sous la cuticule* du chapeau. Odeur faible mais agréable.

Habitat: Eté-Automne, elle a un faible pour les climats méditerranéens. Dans les bois secs de châtaigniers et de chênes, les clairières, les buissons, également sous les conifères. Commence à se faire rare.

Observations: c’est certainement le meilleur des champignons, à consommer cru ou cuit. Elle fait le bonheur de ceux qui la connaissent. On peut la confondre avec l’Amanite tue-Mouche – Amanita muscaria, vénéneuse, (voir les "Interdits de panier) dont les lamelles et le pied sont blancs et non jaunes et la volve* réduite à des bourrelets* autour du bulbe*.

Extrait de Champi-Pocket de Jean-Mi

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Amanite rougissante. Lat.: Amanita rubescens.

Noms communs: Amanite ou Oronge vineuse, Golmote, Royale.

Bon comestible après cuisson.

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Chapeau: 5 à 15 cm., brun-rougeâtre, souvent taché de rose-vineux, globuleux, convexe puis étalé, parfois même déprimé. Souvent irrégulier, couvert de nombreuses et épaisses écailles rosées, gris-rougeâtre ou blanc-crème. Marge lisse.

Lamelles: blanches, se tachant de brun-rougeâtre avec l’âge ou au frottement, libres, serrées, larges.

Pied: 5 à 20 cm., blanc nuancé de rose, se tachant de rougeâtre aux blessures ou au frottement. Charnu, atténué aux extrémités, sa base bulbeuse fortement colorée de rose vineux se termine en forme de toupie ou navet. Anneau blanc à rose, membraneux, ample, fragile, strié. Volve pratiquement absente et réduite à quelques traces brunâtres.

Chair: blanche, se teintant de rose vineux aux blessures ou au frottement, tendre. Odeur nulle, saveur douceâtre devenant un peu âcre à la mastication.

Spores: blanches.

Habitat: de Juin à Novembre, dans les bois de feuillus et de conifères. Très commune.

Observations: c’est un bon comestible à consommer bien cuit car il contient des substances hémolytiques qui altèrent les globules rouges du sang et qui sont détruites à la cuisson. Il ne faudra pas la confondre avec la vénéneuse Amanite panthère (voir les "Interdits de panier").

Extrait de "Passion Champignons" de Jean-Mi

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Amanite vaginée. Lat.: Amanitopsis vaginata.

Noms communs: Amanite engainée, Coucoumelle, Grisette.

Excellent comestible après cuisson.

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Développement d'une Amanite vaginée

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variété grisea

Chapeau: 5 à 12 cm., sa couleur est très variable: blanc (var. Alba), gris-perlé, argenté (var. Grisea), gris plombé, nébuleux (var. Plumbea), brun-orangé, fauve (var. Fulva). D’abord conique, campanulé puis étalé, parfois mamelonné au centre. Cuticule légèrement visqueuse par temps humide, satinée par temps sec, conservant parfois de grands lambeaux du voile général. Marge profondément striée.

Lamelles: blanches, libres, serrées.

Pied: 6 à 20 cm., blanc ou légèrement coloré, grêle, aminci vers le sommet, creux, légèrement bulbeux à la base. Pas d’Anneau. Volve blanchâtre, membraneuse, engainante, persistante, libre.

Chair: blanche, tendre, très fragile. Pas d’odeur ni de saveur particulières.

Spores: blanches.

Habitat: de Juin à Novembre dans les bois de feuillus et de conifères, les clairières, les haies, au bord des sentiers, sur tous les terrains, commun.

Observations: c’est un excellent comestible à consommer bien cuit. On l’identifie facilement grâce à son pied grêle et élancé, son chapeau à marge profondément striée, sa volve très engainante et ample et à l’absence d’anneau. Au moment de la cueillette il faut prendre grand soin de lui car il est très fragile. On peut la confondre avec les Amanites mortelles (voir les Interdits de panier) mais ces dernières n’ont pas la marge du chapeau striée et possèdent un anneau sur le pied.

Extrait de "Passion Champignons" de Jean-Mi

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MORTELS - VENENEUX - A REJETER

DES CHAMPIGNONS MORTELS

Squelette

Amanite phalloïde. Lat.: Amanita Phalloïdes.

Noms communs: Amanite bulbeuse, Oronge ciguë verte, Oronge verte.

Mortelle

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Chapeau: 5-15 cm., sa coloration est variable, vert-jaune à vert-olive, parfois brunâtre ou blanchâtre maculé de vert. D’abord conique-campanulé* à hémisphérique* puis étalé, très régulier, assez charnu. Il est orné de fines fibrilles* innées rayonnantes plus sombres, rarement couvert d’écailles*. Marge* lisse.

Lamelles: blanches avec souvent des reflets verdâtres. Libres*, serrées.

Pied: 6-15 cm., blanc avec parfois des zones verdâtres, soyeux, cylindrique, régulier, élancé, bulbeux* à la base. Plein puis farci*, parfois même creux. Anneau* blanc, large, rabattu, strié. Volve* blanche, ample, enveloppant la base bulbeuse.

Chair: blanche, odeur faible devenant désagréable avec l’âge, saveur nulle.

Habitat: de Juin à Novembre dans les forêts de feuillus ou mixtes, surtout sous les chênes, les charmes, les châtaigniers, rare sous les conifères. Assez commune.

Observations: l’intoxication qu’elle provoque est extrêmement grave et l’issue fatale dans la plupart des cas. Dans son jeune âge on peut la confondre avec des Amanites comestibles ou certaines Russules, Psalliotes et Lépiotes.

Développement d'une Amanite phalloïde -durée 6 jours-

1Amanite_phallo_de6A 2Amanite_phallo_de6B 3Amanite_phallo_de6C

4Amanite_phallo_de6D 5Amanite_phallo_de6E 6Amanite_phallo_de6F

Attention: Anneau + Volve + Lamelles blanches = Amanites mortelles

* Parlons Champignons Le Glossaire

Extrait de "Champi-Pocket" de Jean-Mi

Squelette

Amanite vireuse. Lat.: Amanita Virosa.

Nom commun: Amanite bossue

Mortelle. 

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Chapeau: 5-10 cm., d'abord globuleux* puis conique à campanulé* et enfin étalé, bossu-mamelonné* au centre, jamais déprimé*, souvent fortement incliné. Cuticule* visqueuse par temps humide, satinée et fibrilleuse* par temps sec. Marge* lisse, parfois ornée de débris du voile partiel*.

Pied: 6-12 cm., blanc à crème, pelucheux-laineux sur toute sa surface, élancé, cylindrique, bulbeux* à la base. Plein, farci puis creux. Anneau* blanc, petit, fragile, fugace. Volve* membraneuse, ample, engainante*.

Chair: blanche, molle. Odeur et saveur agréables devenant désagréables avec l'âge.

Habitat: de Juin à Novembre dans les forêts de feuillus et de conifères. Assez rare.

Observations: les intoxications qu'elle provoque sont analogues à celles dues à l'Amanite Phalloïde et à l'Amanite Printanière. Elle peut être confondue avec des espèces comestibles comme les Psalliotes (Rosés des bois et des prés) mais ces dernières n'ont pas de volve* à la base du pied et leurs lamelles* sont roses puis brunes.

Attention: Anneau* + Volve* + Lamelles* blanches = Amanites mortelles

Extrait de "Champi-Pocket" de Jean-Mi

Squelette

Amanite printanière. Lat.: Amanita Verna.

Nom commun: Oronge ciguë blanche.

Mortelle

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Chapeau: 5-10 cm., blanc avec parfois des reflets ocre au centre, nu, satiné, brillant. Hémisphérique*, convexe* puis étalé et souvent incliné sur le côté. Marge* lisse.

Lamelles*: blanches, libres*, serrées, assez larges, farineuse* sur l'arête.

Pied: 5-12 cm, blanc, cylindrique, élancé, régulier. Bulbeux* à la base, plein puis farci* ou creux. Anneau* blanc, mince, strié sur le dessus. Volve* engainante*.

Chair: blanche, tendre, molle. Odeur désagréable chez les exemplaires âgés.

Habitat: de Juin à Septembre dans les forêts de feuillus, sous les chênes, les châtaigniers, sur terrain calcaire. Rare sous les conifères. Peu commune.

Observations: les intoxications qu'elle provoque sont analogues à celles de l'Amanite phalloïde et de l'Amanite vireuse.Elle peut être confondue avec des espèces comestibles comme les Psalliotes (Rosés des bois et des prés) mais ces dernières n'ont pas de volve* à la base du pied et leurs lamelles* ne sont pas blanches mais roses puis brunes.

Attention: Anneau* + Volve* + Lamelles* blanches = Amanites mortelles

Extrait de "Champi-Pocket" de Jean-Mi

Squelette

Cortinaire des montagnes. 

Lat.: Cortinarius Orellanus.

Nom commun: Cortinaire couleur de rocou, Cortinaire montagnard.

Mortel.

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Chapeau: 2 à 8 cm., rouge-orangé à brun-roux. Campanulé, convexe puis étalé, mamelonné-bossu au centre, soyeux, fibrilleux, sec. Marge mince et enroulée dans le jeune âge puis se déployant.

Lamelles: d’abord jaunâtres à jaune-orangé puis brun-rouille. Adnées, espacées, épaisses.

Pied: 4 à 8 cm., jaune-roux, plus clair que le chapeau, orné de fines fibrilles rougeâtres. Assez cylindrique mais aminci et un peu courbe vers la base qui se termine souvent en pointe. Compact, plein, légères traces de cortine vers le sommet.

Chair: jaunâtre, rouille sous la cuticule du chapeau, tendre. Odeur faible de rave, saveur acidulée.

Spores: brun-rouille.

Habitat: de Juin à Novembre dans les bois de feuillus, sur terrain silicieux, rare sous les conifères.Malgré son nom on le rencontre également en plaine. Assez rare.

Observations: c’est un champignon mortel, les premiers symptômes de l’intoxication n’apparaissent que très tardivement , jusqu’à une quinzaine de jours après l’ingestion, ce qui rend le diagnostic très difficile. Afin d’éviter une confusion qui risque d’être fatale, il est impératif de rejeter tous les Cortinaires à chair jaune, orange et rouge.

Extrait de "Champi-Pocket" de Jean-Mi

Squelette

Lépiote brunâtre.

Lat.: Lepiota Helveola (ou Josserandii).

Nom commun: Lépiote brune.

Mortelle.

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Chapeau: 2 à 6 cm., cuticule d’abord uniformément brunâtre, se déchirant en petites écailles pelucheuses, mais restant unie au centre, devenant rose-rougeâtre au toucher. Convexe puis étalé, souvent mamelonné. Marge rapidement fissurée.

Lamelles: blanchâtres puis crème, libres, parfois franchement écartées du pied, serrées, larges.

Pied: 2 à 5 cm., brunâtre de la couleur du chapeau, grêle, creux, soyeux, légèrement moucheté vers la base qui n’est jamais bulbeuse. Anneau éphémère vers le milieu du pied et peu visible.

Chair: blanche devenant rose à l’air, mince. Odeur faible mais agréable et fruitée.

Spores: blanches.

Habitat: Eté-Automne, dans l’herbe des clairières des forêts de feuillus, les talus, les haies, les prés, les jachères, les jardins, les parcs, les terrains retournés, etc. Heureusement assez rare.

Observations: c’est un champignon mortel, quelques décès lui ont été imputés en France. Les symptômes sont proches de ceux provoqués par les Amanites mortelles. Ces petites Lépiotes dont la chair vire au rose sont toutes très dangereuses et il est souvent très difficile de les différencier entre elles. Heureusement elles se différencient aisément des grandes Lépiotes comestibles. Il ne faut jamais cueillir des Lépiotes dont la taille est inférieure à 10 cm. et dont le chapeau se teinte de rougeâtre, de lilas ou même de noir.

Squelette

Galère marginée. Lat.: Galerina marginata.

Noms communs: Pholiote marginée, Galerine marginée.

Mortelle

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Chapeau: 2-6 cm., ocre-fauve, plus clair vers la marge*, pâle par temps sec, presque translucide et brillant par temps humide. Obtus à convexe, légèrement mamelonné. Marge* finement striée.

Lamelles*: crème à brun-jaunâtre, adnées* puis un peu décurrentes* avec l'âge, assez serrées, minces.

Pied: 4-8 cm., pour un diamètre de 3-8 mm., jaunâtre brunâtre vers la base. Souvent tors, grêle, garni de fines fibrilles blanches. Anneau* peu visible, mince.

Chair: jaunâtre, mince dans le chapeau. Odeur et saveur agréables de farine fraîche

Habitat: lignicole*, Eté-début de l'Hiver sur les souches, branches et autres débris de conifères surtout, plus rarement de feuillus. Souvent en groupes. Assez commune.

Observations: c'est un champignon mortel qui provoque des intoxications du type paraphalloïdien. On peut la confondre très facilement avec la Pholiote changeante (bonne), également lignicole mais cette dernière pousse en touffes (pieds reliés), ne dégage pas cette odeur de farine fraîche et possède un chapeau nettement bicolore: jaunâtre avec un centre ocre.

Extrait de "Champi-Pocket" de Jean-Mi

DES CHAMPIGNONS VENENEUX

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Amanite tue-mouches.

Lat.: Amanita Muscaria.

Nom commun: Fausse oronge.

Vénéneuse

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L'amanite tue-mouches dans tous ses états!

Chapeau: 5-20 cm., parfois plus. Rouge-écarlate à rouge-orangé, recouvert d'écailles* blanches à jaunâtres. Cuticule* brillante, légèrement visqueuse par temps humide. Globuleux* puis hémisphérique* et enfin étalé, se déprimant avec l'âge tandis que les bords se relèvent. Marge* striée surtout chez les exemplaires âgés.

Lamelles*: blanches à crème, libres*, serrées, larges.

Pied: 10-25 cm., blanc, cylindrique, robuste, bulbeux* vers la base, légèrement floconneux. Plein puis farci et enfin creux. Anneau* blanc, ample, retombant, à bord festonné*. Volve* réduite à des bourrelets concentriques autour du bulbe.

Chair: blanche, jaunâtre sous la cuticule* du chapeau, assez ferme. Odeur et saveur insignifiantes.

Habitat: de Juillet à Novembre dans les forêts de feuillus et de conifères, dans les taillis, les lieux aérés, etc...Très commune.

Observations: c'est un champignon facilement identifiable et l'un des plus beaux de nos forêts qui provoque des intoxications du type panthérinien. On peut la confondre avec l'excellente Amanite des Césars mais cette dernière a, entre autres, les lamelles et le pied jaunes.

Extrait de "Champi-Pocket" de Jean-Mi

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Amanite panthère Lat.: Amanita pantherina

Nom commun: Fausse golmote

Vénéneuse

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Chapeau: 5-12 cm., brun-jaune à brun-gris. Globuleux* à hémisphérique* puis convexe* et enfin étalé. Assez charnu mais fragile, couvert de nombreuses écailles* blanches qui disparaissent avec l'âge ou à cause de la pluie. Marge* nettement striée. Cuticule* visqueuse par temps humide, brillante par temps sec.

Lamelles*: blanches, libres*, serrées.

Pied: 5-15 cm., blanc, cylindrique, bulbeux* à la base. Anneau* blanc, rabattu assez bas sur le pied, un peu strié. Volve* réduite à des bourrelets* autour du bulbe*.

Chair: blanche, humide, peu consistante. Odeur faible devenant désagréable chez les spécimens âgés. Saveur douce.

Habitat: de Juin à Novembre dans les forêts de feuillus, plus rarement sous les conifères, sur tous terrains. Assez commune.

Observations: elle provoque des intoxications très graves du type panthérinien. On peut la confondre avec des Amanites comestibles comme l'Amanite épaisse dont la marge* du chapeau est lisse ou l'Amanite rougeâtre dont la marge* est lisse et dont la chair rougit aux blessures ou au moindre frottement.

Extrait de "Champi-Pocket" de Jean-Mi

    

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LES CHAMPIGNONS DANS LA PREHISTOIRE

 

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(Photo Odyssée de l'espèce)

La recherche de la nourriture a joué un rôle primordial dans l’évolution de l’Homme tant du point de vue biologique que culturel. Cette quête permanente et vitale est à l’origine d’une multitude de créations et d’inventions:

- armes et outils pour la chasse et la pêche. Il y a 3 millions d’années que Lucy l’Australopithèque a commencé à créer des outils rudimentaires et à consommer de la viande.

- l’Homo Erectus (Sinanthrope) arrive à domestiquer le feu et invente le biface (pierre taillée des 2 côtés) il y a 500 000 ans, ce qui lui permet de mieux tailler la viande. A sa manière il a conçu le “mieux manger” et la cuisson réunira et socialisera autour du feu. Cela permettra de se regrouper pour vivre et surtout de chasser un gibier plus gros.

- Homo Sapiens le suivra et sera bientôt remplacé par Homo Sapiens-Sapiens (-125000 ans) qui se répandra en Europe (-40 000 ans) aux dépens de l’Homme de Néanderthal qui disparaîtra peu à peu. Ils perfectionneront tous armes et outils. Mais la quête de nourriture reste toujours essentielle et d’actualité.

Les champignons font partie, avec fruits, baies, plantes, racines etc., de la nourriture la plus ancienne de l’Homme. Nos lointains ancêtres consommaient déjà, à ne pas en douter, des champignons sauvages. Il est certes difficile de le prouver, mais comment les imaginer indifférents aux effluves dégagés par certains champignons très odoriférants  tels que les truffes, les cèpes, les girolles, les rosés des bois, les pieds bleus ou autres clitocybes odorants alors que leur odorat était très développé. En effet on considère que ce sens était chez eux une centaine de fois supérieur au nôtre et au moins équivalent à celui d’un excellent chien truffier. De plus certains de ces cueilleurs-chasseurs avaient élu domicile dans des grottes se situant dans des régions ayant encore aujourd’hui une excellente réputation mycologique:

- dans le Périgord, surtout en Dordogne, à Lascaux, au Moustier, à La Bugue, aux Eyzies, à Villars, Rouffignac, Teyjat, Tursac, Meyrals, Belves, Sergeac, au Roc Gageac, à Cussac (découvert en Septembre 2000), Le Thot (Cro-Magnon), etc..

- en Ardèche dans la grotte Chauvet à Pont d’Arc, à Soyons, Orgnac, etc..

- dans le Lot à Pech Merle ou encore Rocamadour.Ces 3 départements sont réputés pour leurs truffes et cèpes.

Mais également dans la Vienne, dans l’abri du Roc aux Sorciers, et surtout en Ariège: Bédeilhac, Niaux, Mas d’Azil, Grotte de la Vache et aussi dans les Pyrénées Orientales: Grotte de l’Arago (Tautavel).

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Peinture rupestre de Lascaux

On se représente ces “Artistes” de Lascaux ou de la grotte Chauvet réunis autour de ce feu où tout est né, même le langage, à déguster les produits de leur chasse et de leur cueillette dont la truffe faisait certainement partie. Cette truffe qu’ils ont cavé facilement car son odeur caractéristique n’était pas masquée par les parfums des fleurs et autres fruits, son apparition se situant entre Novembre et Mars. 

L’Homme Préhistorique connaissait-il les champignons? Savait-il les décrire? Différencier les comestibles des vénéneux? Ces questions resteront certainement sans réponses. Pour ma part je suis persuadé qu’il avait des acquis mycologiques, à cette époque il était certainement plus aisé d’identifier un cèpe que de tuer un mammouth.

Son formidable odorat lui a évité bien des intoxications, en effet les champignons vénéneux, dans leur grande majorité, ne dégagent pas d’odeurs particulièrement attirantes si ce n’est l’Entolome Livide (forte odeur de farine) ou encore l’Inocybe de Patouillard (odeur forte et fruitée). Mais souvent, au cours de ces déambulations, ses narines ont dû être fortement incommodées par l’odeur pestilentielle du Phallus Impudique ou du Cortinaire à odeur de bouc.

Il avait certainement des connaissances mycologiques acquises tout au long de sa courte vie dans laquelle l’observation jouait souvent un rôle vital et qui perduraient grâce à la mémoire collective du groupe. Que de belles cueillettes ont dû être étalées devant ce feu sans qui rien ne serait et autour duquel des discussions (si on peut dire) mycologiques étaient déjà très animées.

Ces connaissances ont dû s’égarer au fil des siècles, tout comme celles de la chasse, à partir de la Néolithisation (-10 000 ans), ce passage de la prédation à celui de la production grâce à l’élevage et à l’agriculture, marquée par la sédentarisation.

L’avènement de l’agriculture (blé, orge, pois, lentilles, etc.) et de l’élevage (mouton, chèvre porc, bœuf, volailles) amena une véritable révolution alimentaire. On cessa de puiser dans le “jardin des origines” et on apprit à se nourrir différemment. Beaucoup de connaissances acquises tout au long des millénaires disparurent et la vie devînt plus facile. Un champignon a néanmoins permis de produire le feu de la préhistoire jusqu’au début du 20ème siècle: le Polypore Amadouvier, grâce à une matière cotonneuse qui s‘y trouve, facilement inflammable par des étincelles produites par percussion: l'amadou.

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Briquet à amadou début du XXème siècle

Extrait de "Passion Champignons" de Jean-Mi

Posté par champignons à 17:09 - 5 - LES CHAMPIGNONS DE LA PREHISTOIRE A NOS JOURS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

LA MALEDICTION DE TOUTANKHAMON

 

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Masque funéraire de Toutankhamon

En Égypte un champignon attendit patiemment son heure dans la tombe de Toutankhamon (1356-1337 avant J.C.): l’Aspergillus Flavus. Il frappa sournoisement le 23 Novembre 1922, lorsque l’archéologue Howard Carter et son équipe pénétrèrent dans la tombe de ce jeune pharaon mort à 19 ans. Cinq personnes, parmi les 26 qui avaient investi la tombe le premier jour, décédèrent dans un laps de temps très court. Le premier fut lord Carnarvon, le mécène qui finança l’expédition, il décéda le 5 Avril 1923 soit moins de 5 mois après l’ouverture de la tombe. Puis ce fut le tour de 2 égyptologues, le français Georges Bénédicte et l’américain Arthur Mace, du frère de l’infirmière de lord Carnarvon et du secrétaire d’Howard Carter. Conan Doyle, le père de Sherlock Holmes, créa alors le mythe de la malédiction du Pharaon qui s’abat sur les profanateurs de tombes. L’hystérie gagna alors l’Angleterre puis le Monde entier. Cette malédiction ne fut qu’invention des journalistes et de certains auteurs en quête de sensationnel, dont Marie Corelli qui annonça 15 jours avant l’ouverture du sarcophage que “toute intrusion imprudente dans une tombe scellée sera suivi du plus terrible des châtiments”.

Howard Carter ne mourra qu’en 1939, à 64 ans, Harry Burton le photographe de l’expédition en 1940 et lady Evelyn Herbert une des premières personnes à pénétrer dans la tombe à vécu jusqu’en 1980.

Malédiction? Certes non, mais Aspergillus Flavus. Ce champignon microscopique de la famille des ascomycètes qui peut provoquer des allergies broncho-pulmonaires mortelles (maladie d’Hinson Pepys) et qui se développe, entre autre, sur des fruits secs (arachides, pistaches, dattes, etc.) et des céréales conservés dans de mauvaises conditions en milieu humide. Les 5 victimes présentaient toutes des symptômes d’asphyxie. C’est l’inhalation des moisissures et des spores de ce champignon, qui a proliféré sur les aliments placés dans le tombeau de Toutankhamon pour lui assurer son passage dans l’au-delà, qui a contaminé certains membres de l’expédition.

Aspergillus flavus produit également des aflatoxines, des substances toxiques, responsables de certains cancers du foie.

Carnarvon

Evelyn Herbert, Lord Carnarvon, Howard Carter et A.R.Callender devant l'entrée du tombeau de Toutankhamon.

Howard Carter se doutait-il que l’air du tombeau était vicié? Certainement, car il était accompagné en permanence d’un canari en cage, tout comme à cette époque l’étaient les mineurs de charbon afin de déceler le grisou (méthane de 93 à 99,5%), ce gaz inodore. Ces serins étaient très sensibles aux gaz et alors le seul moyen de détection. Aurait-il détecté cet air altéré? On ne le saura jamais car il fut avalé, dans sa cage, par un cobra peu avant l’ouverture du tombeau. Oui par un cobra, ce serpent qui est le symbole de Pharaon!

Extrait de "Pasiion Champignons" de Jean-Mi

Posté par champignons à 18:13 - 5 - LES CHAMPIGNONS DE LA PREHISTOIRE A NOS JOURS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

LES GRECS ET LES CHAMPIGNONS

Des précisions? Une recherche? Un tuyau? Toutes vos questions sur "Commentaires" en fin d'article. Réponses/24 heures.

Les Grecs éprouvaient quant à eux de la crainte vis-à-vis des champignons, mais ils en consommaient et relataient déjà des intoxications par Homère (IXème siècle av. J.C.) et par Hippocrate (460-377 av. J.C.). Ce dernier, le plus grand médecin de la Grèce antique, utilisait déjà leurs pouvoirs thérapeutiques réels (?) ou fantaisistes (?). Nous ne connaissons ni les résultats ni de quels champignons il s’agissait, mais néanmoins il en déconseillait la consommation lui qui pourtant dans ses enseignements sur l’alimentation, disait que “l’art de la nutrition est comme tous les arts, une imitation et un enseignement de la nature”.

Euripide

Euripide - le plus tragique des poètes

Le poète grec Euripide (480-406 av. J.C.) dont les œuvres se caractérisaient par son souci de l’actualité, faisait également état de champignons. Aristote (384 - 322 av. J.C.) disait de lui qu’il était “le plus tragique des poètes”. Et comme on le comprend, en effet la femme, le fils et les deux filles d’ Euripide succombèrent des suites d’une intoxication dûe aux champignons.

Extrait de "Passion champignons" de Jean-Mi

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28 juin 2009

LA MORT DE BOUDDHA

Bouddha

Bouddha né entre 520 et 480 av. J.C. serait, selon la légende, mort à 80 ans d'un plat de champignons et de truffes (sûkaramaddavam) qui lui aurait été servi par le forgeron Chunda.

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LES ROMAINS ET LES CHAMPIGNONS

neron

Néron (37-68)

Les Romains, quant à eux, furent de grands consommateurs de champignons, les appréciaient et connaissaient la toxicité de certaines espèces. Pline l’Ancien (23-79 ap. J.C) décrivait déjà l’Amanite Phalloïde ainsi que l’Amanite des Césars dans son Historia Universalis, Horace (65-8 av. J.C.), Ovide (43 av. J.C.-18 ap. J.C.), Tacite (55-120), Plaute (254-184 av. J.C.), les citèrent également dans leurs écrits et œuvres.

Dans l’histoire romaine il n’y eut pas que le nez de Cléopâtre qui changea la face du monde d’alors, mais également ce plat de champignons mortels servi à l’empereur Claude (10 av. J.C. - 54 ap. J.C.) par sa quatrième épouse, la cruelle et perfide Agrippine (15-59 ap. J.C.), pour permettre à son fils Néron (37-68 ap. J.C.) d’accéder au trône. Agrippine avait fait appel à l’empoisonneuse de service, une certaine Locuste, qu’on dit d’origine Gauloise et qui était déjà condamnée à mort pour empoisonnement. Agrippine l’aurait graciée à condition qu’elle lui prépare ce plat de champignons qui allait la débarrasser de son époux Claude. (Tacite 55-120 ap. J.C. Annales XII).

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Jules Vignon (1815-1885) Néron et Locuste essayant un poison sur un esclave

(Musée Georges de la Tour Vic/Seille 57)

Locuste aurait également préparé sur ordre de Néron, deux poisons destinés à Britannicus, fils de Claude et de Messaline, car le premier ne provoqua qu’une violente diarrhée, le second fut foudroyant (Suétone v.70-v.130 ap. J.C. Vies des douze Césars). Elle fut mise à mort sur ordre de l’empereur Galba qui succéda à Néron.

Ne nous lamentons pas trop sur le triste sort de Claude qui fit assassiner sa troisième épouse Messaline, ni sur celui cette dernière qui fit mettre à mort les filles de Germanicus et de Drusus, se prostituait et  avait transformé une partie du palais en lupanar. L’oronge ciguë verte (amanite phalloïde) était devenue le poison favori de la Rome antique.

Les champignons eurent cependant leur heure de gloire durant la période où, devant les excès de table, une loi vînt interdire la consommation de viande dans les festins, les cuisiniers romains surent les accommoder en  plats succulents. Ils furent servis chez les plus célèbres gastronomes comme Lucullus et Apicius (ce dernier nous laissa en héritage le plus ancien livre de cuisine connu) accompagnés d’épices rares et de miel.

Les romains étaient friands de boletus (notre amanite des Césars), de suillus (notre cèpe), d’amanita (notre rosé des prés), de spongoli (nos morilles), de lingua bovina (notre langue de bœuf).

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