MYCOLOGIA34 LE LIVRE
Le Livre de Mycologia34
à offrir ou à s'offrir pour être prêt(e) pour la Saison!
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Bon Anniversaire Papy
Renseignements complémentaires et commandes
mycologia34@hotmail.fr
Le Dimanche 27 Janvier 2013
Mycologia34 et ses Ami(e)s seront présents à la
14ème Fête de la Truffe
de Clermont-L'Hérault
LES CHAMPIGNONS EN VIDEO
Les Champignons en Vidéo
Vous trouverez ci-dessous près de 300 vidéos, provenant des 5 continents, de champignons parmi les plus communs et les plus recherchés. Certaines d'entre elles sont superbes mais la palme revient à Jean-Pierre de Champimaginatis pour la qualité de ses vidéos et l'excellence de ses commentaires et à Kudlacek 2882 pour ses accompagnements musicaux.
Merci à eux et aux dizaines d'autres passioné(e)s qui ont réalisé ces vidéos.
Les espèces en rouge sont mortelles, vénéneuses ou non consommables.
Pour accéder, lors de la lecture, au mode "plein écran" cliquez sur la touche se trouvant à l'extrême droite sous la vidéo
Pour quitter le mode 'plein écran" appuyez sur la touche Echap de votre clavier
Amanites
- Amanite des Césars - Amanita Caesarea Voir
- Amanite citrine - Amanita citrina Voir
- Amanite jonquille - Amanita gemmata Voir
- Amanite ovoïde - Amanita ovoidea Voir
- Amanite panthère - Amanita pantherina Voir
- Amanite printanière - Amanita verna Voir
- Amanite rougeâtre - Amanita rubescens - à consommer après cuisson Voir
- Amanite tue-mouches - Amanita muscaria Voir
- Amanite tue-mouches (croissance) - Amanita muscaria Voir
- Amanite vaginée - Amanita vaginata - à consommer après cuisson Voir
- Amanite vireuse - Amanita virosa Voir
Voir les descriptifs et photos des Amanites sur le blog
Armillaires
- Armillaire couleur de miel - Armillaria mellea Voir
- Armillaire d'Ostoya - Armillaria Ostoyae Voir
Voir les descriptifs et photos des Armillaires sur le blog
Auriculaires
- Oreille de Judas - Auricularia auricula-judae Voir 1 - Voir 2
Voir les descriptifs et photos des Auriculaires sur le blog
Bolets et Cèpes
- Bolet amer - Tylopilus felleus Voir
- Bolet appendiculé - Boletus appendiculatus Voir
- Bolet bai - Xerocomus badius Voir
- Bolet à beau pied - Boletus calopus Voir
- Bolet blanc de neige - Leccinum holopus Voir
- Bolet bleuissant - Gyroporus cyanescens Voir
- Bolet du bouleau - Leccinum variicolor Voir
- Bolet des bouviers - Suillus bovinus Voir
- Bolet à chair jaune - Xerocomus chrysenteron Voir
- Bolet changeant - Leccinum versipele Voir
- Bolet des charmes - Leccinum carpini Voir
- Bolet châtain - Gyroporus castaneus Voir
- Bolet du chêne - Leccinum quercinumVoir
- Bolet collinitus - Suillus collinitus Voir
- Bolet élégant - Suillus grevillei ou elegans Voir
- Bolet des épicéas - Leccinum piceinum Voir
- Bolet fragile - Boletus fragilipes Voir
- Bolet granulé - Suillus granulatus Voir
- Bolet nonnette voilée - Suillus luteus Voir
- Bolet à pied creux - Boletinus cavipes Voir
- Bolet à pied jaune - Leccinum crocipodium Voir
- Bolet à pied rouge - Boletus erythropus - à consommer après cuisson Voir 1 -- Voir 2 -- Voir 3 -- Voir 4
- Bolet radicant - Boletus radicans Voir
- Bolet roux - Leccinum aurantiacum Voir 1 -- Voir 2
- Bolet royal - Boletus regius Voir 1 -- Voir 2
- Bolet rude - Leccinum scabrum Voir
- Bolet de Satan - Boletus Satanas Voir
- Bolet versicolore - Xerocomus rubellus Voir
- Cèpe bronzé - Boletus aereus Voir
- Cèpe de Bordeaux - Boletus edulis Voir 1 -- Voir 2 -- Voir 3
- Cèpe d'Eté - Boletus aestivalis Voir
- Cèpe des pins - Boletus pinophilus Voir
Voir les descriptifs et photos des Bolets et Cèpes sur le blog
Chanterelles et Craterelles
- Chanterelle améthyste - Cantharellus amethysteus Voir
- Chanterelle commune - Cantharellus cibarius Voir 1 -- Voir 2
- Chanterelle de Fries - Cantharellus Friesii Voir
- Chanterelle jaunâtre - Cantharellus lutescens Voir
- Chanterelle en tube - Cantharellus tubaeformis Voir
- Trompette des morts - Craterellus cornucopiodes Voir
Voir les descriptifs et photos des Chanterelles et Craterelles sur le blog
Clavaires
- Clavaire cendrée - Clavulina cinereus Voir
- Clavaire en chou-fleur - Ramaria botrytis Voir
- Clavaire dorée - Ramaria aurea Voir
- Clavaire élégante - Ramaria formosa Voir
- Clavaire en pilon - Clavariadelphus pistillaris Voir
- Clavaire rugueuse - Clavulina rugosa Voir
- Clavaire tronquée - Clavariadelphus truncatus Voir
Voir les descriptifs et photos des Clavaires sur le blog
Clitocybes
- Clitocybe en entonnoir - Clitocybe gibba Voir
- Clitocybe géant - Leucopaxillus giganteus Voir 1 -- Voir 2
- Clitocybe géotrope - Clitocybe geotropa Voir
- Clitocybe laqué - Laccaria laccata Voir
- Clitocybe nébuleux - Clitocybe (ou Lepista) nebularis Voir
- Clitocybe de l'olivier - Omphalotus olearius Voir
- Clitocybe orangé - Hygrophoropsis aurantiaca Voir
- Clitocybe retourné - Lepista inversa Voir
Voir les descriptifs et photos des Clitocybes sur le blog
Clitopiles
- Clitopile petite prune - Clitopilus prunulus Voir
Voir les descriptifs et photos des Clitopiles sur le blog
Collybies
- Collybie butyracée - Collybia butyracea Voir
- Colybie mucide - Oudemansiella mucida Voir
- Collybie à pied en fuseau - Collybia fusipes Voir
- Collybie à pied velouté - Flammulina velutipes Voir
- Collybie à pied velouté - Flammulina velutipes Voir sous la neige
Voir les descriptifs et photos des Collybies sur le blog
Coprins
- Coprin chevelu - Coprinus comatus Voir 1 -- Voir 2
- Coprin chevelu (croissance) - Coprinus comatus Voir
- Coprin disséminé - Coprinus disseminatus Voir
- Coprin micacé - Coprinellus micaceus Voir
- Coprin noir d'encre - Coprinus atramentarius Voir
- Coprin pie - Coprinus picaceus Voir
- Coprin pie (croissance) - Coprinus picaceus Voir
Voir les descriptifs et photos des Coprins sur le blog
Cortinaires
- Cortinaire des montagnes - Cortinarius orellanus Voir
- Cortinaire rougeâtre - Cortinarius bolaris Voir
- Cortinaire trivial - Cortinarius trivialis Voir
Voir les descriptifs et photos des Cortinaires sur le blog
Entolomes
- Entolome en bouclier - Entoloma clypeatum Voir
- Entolome brillant - Entolome nitidum Voir
- Entolome livide - Entoloma lividum Voir
- Entolome à odeur de nitre - Entoloma nidorusum Voir
Voir les descriptifs et photos des Entolomes sur le blog
Galères
- Galère marginée - Galerina marginata Voir
Voir les descriptifs et photos des Galères sur le blog
Géastres
- Géastres à 4 branches - Geastrum quadrifidum Voir
- Géastre en chausse - Geastrum saccatum Voir
- Géastre à 3 couches - Geastrum triplex Voir
- Géastre rougeâtre - Geastrum rufescens Voir
Voir les descriptifs et photos des Géastres sur le blog
Gomphides
- Gomphide glutineux - Gomphidius glutinosus Voir
- Gomphide rutilant - Chroogomphus rutilus Voir
- Gomphide visqueux - Gomphidius viscidus Voir
Voir les descriptifs et photos des Gomphides sur le blog
Guépinie
- Guépinie rousse - Tremiscus helvelloides Voir
Voir le descriptif et les photos de la Guépinie sur le blog
Gyromitres
- Gyromitre comestible - Gyromitra esculenta Voir malgré son nom elle est vénéneuse
- Gyromitre géante - Gyromitra gigas Voir
Voir les descriptifs et photos des Gyromitres sur le blog
Hébélomes
- Hébélome couleur moutarde - hebeloma sinapizans Voir
- Hébélome échaudé - Hebeloma crustuliniforme Voir
Voir les descriptifs et photos des Hébélomes sur le blog
Helvelles
- Helvelle crépue - Helvella crispa Voir
- Helvelle lacuneuse - Helvella lacunosa Voir 1 - Voir 2
Voir les descriptifs et photos des Helvelles sur le blog
Hydnes
- Hydne coralloïde - Hericium coralloides Voir
- Hydne ferrugineux ou de Peck - Hydnellum peckii Voir
- Hydne imbriqué - Sarcodon imbricatus Voir
- Hydne pied de mouton - Hydnum repandum Voir 1 Voir 2
- Hydne pied de mouton - Hydnum repandum (var. rufescens) Voir
Voir les descriptifs et photos des Hydnes sur le blog
Hygrophores et Hygrocybes
- Hygrophore blanc-ivoire - Hygrophorus eburneus Voir
- Hygrophore blanc de neige - Hygrophorus virgineus Voir
- Hygrophore insipide - Hygrocybe insipia Voir
- Hygrophore de mars - Hygrophorus marzuolus Voir
- Hygrophore de mars - Hygophorus marzuolus Voir sous la neige
- Hygrophore russule - Hygrophorus russula Voir
- Hygrocybes variés - Voir
Voir les descriptifs et photos des Hygrophores et Hygrocybes sur le blog
Hypholomes
- Hypholome capnoïde - Hypholoma capnoides Voir
- Hypholome en touffes - Hypholoma fasciculare Voir
Voir les descriptifs et photos des Hypholomes sur le blog
Inocybes
- Inocybe de Patouillard - Inocybe patouillardi Voir
Voir les descriptifs et photos des Inocybes sur le blog
Lactaires
- Lactaire délicieux - Lactarius deliciosus Voir
- Lactaite enfumé - Lactarius picinus Voir
- Lactaire indigo - Lactarius indigo Voir
- Lactaire à lait abondant - Lactarius volemus Voir
- Lactaire sanguin - Lactarius sanguifluus Voir
- Lactaire toisonné - Lactarius torminosus Voir
- Lactaire velouté - Lactarius vellerus Voir
Voir les descriptifs et photos des Lactaires sur le blog
Lentins
- Lentin tigré - Lentinus tigrinus Voir
- Lentin en colimaçon - Lentinellus cochleatus Voir
Voir les descriptifs et photos des Lentins sur le blog
Lépiotes
- Lépiote brun-incarnat - Lépiota brunneoincarnata Voir
- Lépiote à crête - Lepiota cristata Voir
- Lépiote élevée - Macrolepiota procera Voir 1 -- Voir 2
- Lépiote déguenillée - Macrolepiota rhacodes Voir
Voir les descriptifs et photos des Lépiotes sur le blog
Marasmes
- Marasme d'oréades - Marasmius oreades Voir
Voir les descriptifs et photos des Marasmes sur le blog
Morilles - Morillon et Verpe
- Morille comestible - Morchella esculenta ou vulgaris Voir
- Morille conique - Morchella conica Voir
- Morille côtelée - Morchella costata Voir
- Morille élevée - Morchella elata Voir
- Morille ronde - Morchella rotunda Voir
- Morillon - Mitrophora hybrida Voir
- Verpe de Bohème - Ptychoverpa bohemica - Voir
Voir les descriptifs et photos des Morilles sur le blog
Mycènes
- Mycène pur - Mycena pura Voir
- Mycène rose - Mycena rosea Voir
Voir les descriptifs et photos des Mycènes sur le blog
Paxilles
- Paxille enroulé - Paxillus involutus Voir
- Paxille à pied noir - Paxillus atrotomentosus Voir
Voir les descriptifs et photos des Paxilles sur le blog
Pézizes
- Pézize coccinée - Sarcoscypha coccinea Voir
- Pézize commune (ou en gobelet) - Helvella acetabulum Voir
- Pézize orangée - Aleuria aurantia Voir
- Pézize veinée - Disciotis venosa Voir
Voir les descriptifs et photos des Pézizes sur le blog
Phallales
- Anthurus d'Archer - Anthurus Archeri Voir
- Clathre grillagé - Clathrus ruber Voir
- Phallus du chien (croissance) - Mutinus caninus Voir
- Phallus impudique - Phallus impudicus Voir
Voir les descriptifs et photos des Phallales sur le blog
Pholiotes
- Pholiote changeante - Pholiota ou Kuehneromyces mutabilis Voir
- Pholiote écailleuse - Pholiota squarrosa Voir 1 - Voir 2
- Pholiote du peuplier - Agrocybe aegerita Voir
- Pholiote ou Agrocybe précoce - Agrocybe praecox Voir 1 - Voir 2
- Pholiote remarquable - Gymnopilus ou Pholiota spectabilis Voir
- Pholiote ridée - Rozites caperata Voir
Voir les descriptifs et photos des Pholiotes sur le blog
Pleurotes
- Pleurote en forme d'huître - Pleurotus ostreatus Voir 1 - Voir 2
- Pleurote du panicaut - Pleurotus eryngii Voir
Voir les descriptifs et photos des Pleurotes sur le blog
Plutées
- Plutée du cerf - Pluteus cervinus Voir
- Plutée couleur de lion - Pluteus leoninus Voir
Voir les descriptifs et photos des Plutées sur le blog
Polypores
- Ganoderme aplani - Ganoderma applanatum Voir
- Langue de boeuf - Fistulina hepatica Voir
- Polypore amadouvier - Fomes fomentarius Voir 1 - Voir 2
- Polypore bai - Polyporus badius Voir
- Polypore du bouleau - Piptoporus betulinus Voir
- Polypore des brebis - Albatrellus ovinus Voir
- Polypore marginé - Fomitopsis pinicola Voir
- Polypore en ombelle - Dendropolyporus umbellatus Voir
- Polypore pied de chèvre - Albatrellus pes caprae Voir
- Polypore soufré - Laetiporus sulphureus Voir
- Tramète versicolore - Trametes versicolor Voir
Voir les descriptifs et photos des Polypores sur le blog
Psalliotes ou Agarics
- Psalliote ou Agaric auguste - Agaricus augustus Voir 1 - Voir 2
- Psalliote ou Agaric bispore - Agaric bisporus Voir
- Psalliote ou Agaric des bois - Agaricus silvicola Voir 1 - Voir 2
- Psalliote ou Agaric champêtre (Rosé des prés) - Agaricus campestris Voir 1
- Psalliote ou Agaric des forêts - Agaricus silvaticus Voir
- Psalliote ou Agaric à grandes spores - Agaricus macrosporus Voir 1 - Voir 2
- Psalliote ou Agaric des trottoirs - Agaricus bitorquis Voir
- Psalliote ou Agaric jaunissant(e) - Agaricus xanthodermus Voir
Voir les descriptifs et photos des Psalliotes sur le blog
Russules
- Russule charbonnière - Russula cyanoxantha Voir
- Russule comestible - Russula vesca Voir
- Russule dorée - Russula aurea Voir
- Russule émétique - Russula emetica Voir
- Russule feuille morte - Russula xerampelina Voir
- Russule fragile - Russula fragilis Voir
- Russule grise - Russula grisea Voir
- Russule hétérophylle - Russula heterophylla Voir
- Russule jaune - Russula lutea Voir
- Russule jaune clair - Russula claroflava Voir
- Russule olivacée - Russula olivacea Voir
- Russule sans lait - Russula delica Voir
- Russule verdâtre - Russula choroides Voir
- Russule verdoyante - Russula virescens Voir
Voir les descriptifs et photos des Russules sur le blog
Sclérodermes
- Scléroderme vulgaire - Scléroderme citrinum/aurantium Voir
Voir les descriptifs et photos des Sclérodermes sur le blog
Strophaires
- Strophaire vert-de-gris - Stropharia aeruginosa Voir
Voir les descriptifs et photos des Strophaires sur le blog
Tricholomes
- Tricholome aggrégé - Lyophillum decaste (ou aggregatum) Voir
- Tricholome blanc et brun - Tricholome albobrunneum Voir
- Tricholome équestre - Tricholoma equestre (syn. Flavivorens) Voir
- Tricholome pied bleu - Lepista nuda Voir
- Tricholome prétentieux - Tricholoma portentosum Voir
- Tricholome de la St.Georges - Calocybe gambosa Voir
- Tricholome sinistre (Pied violet) - Lepista personnata Voir
- Tricholome soufré - Tricholoma sulphureum Voir
- Tricholome terreux (Griset) - Tricholoma terreum Voir
- Tricholome tigré - Tricholoma pardinum Voir
Voir les descriptifs et photos des Tricholomes sur le blog
Truffes
- Truffe blanche d'Alba - Tuber magnatum Voir
- Truffe d'Eté - Tuber aestivum Voir
- Truffe noire du Périgord - Tuber melanosporum Voir 1 - Voir 2
Voir les descriptifs et photos des Truffes sur le blog
Vesses de loup
- Vesse de loup géante - Langermannia gigantea Voir
- Vesse de loup perlée - Lycoperdon perlatum Voir
- Vesse de loup piriforme ou en forme de poire - Lycoperdon pyriforme Voir 1 - Voir 2
Voir les descriptifs et photos des Vesses de loup sur le blog
Volvaires
- Volvaire gluante - Volvariella speciosa Voir
Voir les descriptifs et photos des Volvaires sur le blog
Divers
- Belle cueillette de Girolles en Norvège Voir
Fourmis champignonnistes
- Fourmis Attas biologie Voir
- Fourmis Attas étude Voir
- Fourmis Attas découpe des feuilles Voir
- Fourmis Attas transport des feuilles Voir
Voir les Fourmis champignonnistes sur le blog
L.S.D.
- Pain maudit de Pont St.Esprit Actualités françaises 1951 Voir
- Pain maudit de Pont St. Esprit J.T. France2 Voir
Voir le Pain maudit de Pont St.Esprit sur le blog
- Sorcières de Salem Voir
Voir les Sorcières de Salem sur le blog
- Test sur des militaires américains Voir
- Test sur des militaires britanniques Voir
- Test sur des militaires tchèques Voir
- Test sur un chat Voir
Voir toutes les vidéos de Champimaginatis
Voir toutes les vidéos de Kudlacek 2882
LA MILLIONIÈME!!!!!!!
Merci à toutes et à tous
grâce à vous Mycologia34 a enregistré, aujourd'hui 6 Décembre 2011, sa millionième page visitée. A 8h15:34 un visiteur de l'ile de Mayotte, ce nouveau département français, fut le premier visiteur qui permit le passage à 7 chiffres du compteur de Mycologia34.
Il était à la recherche de Phlebopus marginatus (le plus gros Bolet du Monde) et le trouva ICI
Phlebopus marginatus
Encore merci, visiteuses et visiteurs des 5 Continents, pour ce superbe cadeau que vous faites à mon blog et à moi-même en ce jour de la Saint Nicolas!
Et à très bientôt pour le calendrier "Mycologia 2012"
des plus beaux et des plus étonnants champignons
Amitiés Jean-Mi
Voir le livre de Mycologia34
SUPER-BACTÉRIES RÉSISTANTES
Escherichia coli (E.coli)
Alexander Fleming avait raison!
"Découvreur" du premier antibiotique, la pénicilline en 1928, grâce à un Champignon: Penicillium notatum, Fleming entrevoyait déjà le danger d'une sur-utilisation de sa pénicilline, à cet effet il déclarait en 1945 au New York Times: << cela aboutirait à ce qu'au lieu d'éliminer l'infection, on apprenne aux microbes à résister à la pénicilline et à ce que ces microbes soient transmis d'un individu à l'autre jusqu'à ce qu'ils en atteignent un chez qui ils provoquent une pneumonie ou une septicémie que la pénicilline ne pourra pas guérir >>.
Nous n'avons guère tenu compte de cet avertissement et à cause d'une méga-sur-utilisation (que même Fleming n'aurait pu imaginer) nous avons crée des super-bactéries qui résistent à toutes les classes et combinaisons d'antibiotiques.
Une expérience significative: réunissez 1 milliard de bactéries pathogènes sensibles aux antibiotiques et une seule super-bactérie résistante. Traitez-les aux antibiotiques, au bout de quelques heures le milliard de bactéries sensibles sera détruit mais la bactérie résistante se sera multipliée et vous vous retrouverez avec 1 milliard de super-bactéries.
Une super-bactérie: la souche 0 104:H4 d'Escherichia coli (E.coli), responsable d'une quarantaine de morts en Allemagne et des intoxications de Bègles/Bordeaux.
La sur-utilisation des antibiotiques:
En médecine humaine:
- par la prescription trop fréquente de certains antibiotiques même quand ils sont inefficaces (ex.: contre les virus).
- par des diagnostics incorrects suivis d'antibiothérapies.
- par l'usage de doses trop faibles ou sur une durée trop longue ou trop courte (moins de 8 jours).
- par l'utilisation inappropriée d'antibiotiques (souvent en vente libre ou sans ordonnance) par les patients eux-mêmes.
Souvenons-nous
Dès 2001 l'Assurance Maladie lançait sa campagne "les antibiotiques c'est pas automatique" et dans les 5 ans qui suivirent les prescriptions d'antibiotiques chutèrent de plus de 25%. Outre le coût pour la société d'une utilisation inappropriée des antibiotiques, le but de cette campagne était également de prévenir l'apparition des souches résistantes.
Dans l'alimentation animale:
comme additifs alimentaires pour promouvoir la croissance des animaux d'élevage (poissons compris) et ainsi accroître la productivité avec un gain de poids aux alentours de 5% à 8%. A compter du 1er Janvier 2006 la réglementation européenne "interdit l'utilisation d'antibiotiques comme facteur de croissance dans les aliments pour animaux. Elle s'inscrit dans la stratégie générale de la Commission pour contrer l'émergence de bactéries et d'autres microbes résistant aux antibiotiques en raison de l'exploitation excessive ou incontrôlée de ces derniers". Il était temps!! Mais ont-ils disparu des élevages? Loin s'en faut car nous les retrouvons
En médecine vétérinaire:
les antibiotiques peuvent être utilisés en élevage comme médicaments vétérinaires, à des fins curatives ou préventives. Ce dernier mot, me semble-t-il, laisse la porte ouverte à beaucoup d'excès, surtout après avoir consulté le rapport de l'Agence Nationale du Médicament Vétérinaire (ANMV) de Février 2011: en 2009 au total ce sont 1067,35 tonnes de ces antibiotiques qui ont été vendus sur le territoire français. 44% de ces antibiotiques sont destinés aux élevages porcins, 22% aux volailles et 16% aux bovins.
Notre cheptel doit être bien malade!
50% des antibiotiques fabriqués dans le monde sont destinés aux élevages.
Dans l'usage massif de biocides:
Ces biocides chimiquement proches ou identiques à certains antibiotiques se trouvent dans des désinfectants hospitaliers et domestiques.
Dans les produits phytosanitaires:
Ces produits sont utilisés pour soigner ou prévenir les maladies des végétaux cultivés (arbres compris), afin d'en améliorer le rendement. Ils agissent en repoussant ou tuant les organismes nuisibles: animaux, bactéries, virus, parasites, plantes concurrentes, etc...
La consommation de ces produits, englobant les pesticides et les biocides, fut en 2009 en France de 63 700 tonnes.
En conclusion:
le résultat de cette sur-consommation est la multitude de bactéries pathogènes: E.coli, Staphylocoques dorés, Salmonelles, Listeria, Legionnella, etc...qui résistent dorénavant à tous les antibiotiques. Le grand problème est le passage de ces super-bactéries résistantes de l'animal à l'Homme par l'intermédiaire de la chaîne alimentaire. Certaines de ces bactéries qui prolifèrent dans le tube digestifs des animaux d'élevages contaminent les sols (par les excréments, les épandages de lisiers, etc..) et les eaux et se retrouvent ainsi dans nos assiette (viande, légumes, etc...)
La mort rode dans nos assiettes et nos hôpitaux
Durant ce mois de Juin 2011, Escherichia coli, découvert en 1885 par le bactériologiste germano-autrichien Theodor Escherich (1857-1911) tua quelques dizaines de personnes et en intoxiqua des centaines d'autres dans divers pays d'Europe et notamment en France à Lille, à Bègles et à Bordeaux.
On incrimina d'abord les concombres espagnols, puis les tomates, salades et que sais-je encore pour enfin découvrir la source des intoxications: des graines germées bio pour l'Allemagne et Bègles, provenant d'Egypte via l'Italie, en faisant un crochet par la Grande-Bretagne avant de se retrouver en France. Pas trés bio à mon sens car un long transport pollue également la planète ( voir sur le blog: Les Champignons sauvages bio la grosse esbrouffe), et des steacks hachés pour Lille.
Les médias et les pouvoirs publics nous parlent très souvent de ces intoxications "alimentaires": celles de ces dernières semaines, celles des fastfoods, cantines et autres restaurants, des petits pots pour bébé ou certains produits laitiers rappelés par les fabricants, etc...
Ils semblent ignorer les maladies nosocomiales contractées dans nos hôpitaux et provoquées par ces mêmes super-bactéries, et pourtant les chiffres parlent d'eux mêmes:
en France:
- 6,9% des patients présents à l'hopital sont victimes d'une infection nosocomiale, ce qui représente 800 000 personnes annuellement.
- ces infections sont responsables annuellement de 4000 à 8000 décès (selon des sources différentes).
- le nombre de décès serait de 8000 par an selon l'AP-HP (Assistance Publique - Hopitaux de Paris).
A la vue de ces chiffres on constate que nos routes, avec leurs 3994 morts et 79 056 blessés (source Prévention routière 2010) sont plus sûres que nos hôpitaux.
L'O.M.S (Organisation Mondiale de la Santé) vient de reconnaître que la résistance des super-bactéries aux antibiotiques constitue une des plus grandes menaces pour la santé humaine.
Toute utilisation d'antibiotique conduit tôt ou tard à la sélection de bactéries résistantes. Il n'y a pas d'exemple qui échappe à cette règle.
Jean-Mi
Voir le livre de Mycologia34
LES CHAMPIGNONS HORS DES FORETS
Quels Champignons trouver hors des forêts
Un grand nombre de Champignons, parmi eux d'excellents et bons comestibles mais également des espèces vénéneuses ou inconsommables, a élu domicile hors de nos forêts.
Ce sont surtout des Saprophytes, des Parasites et quelques rares Symbiotiques
voir la vidéo Champignons un monde caché
On peut les rencontrer dans les jardins, pelouses, parcs, prés, prairies, pâtures, les champs cultivés, les lieux incultes, sous (ou sur) des arbres et arbustes, des arbres fruitiers, les ronces, dans des endroits insolites comme des pots et massifs de fleurs, aux bords des routes En fait partout.
Certains ont une préférence pour l'altitude, d'autres se complaisent parmi les Rosacées (Aubépines, Eglantiers, Prunelier, etc...), sous les chardons, d'autres encore comme la Psalliote des trottoirs préfère l'habitat urbain et s'amuse à soulever le bitume..
Malheureusement une grande majorité d'entre eux est menacée par les engrais chimiques ou sélectifs, la pollution, le réchauffement climatique et de bien entendu par l'Homme (extension des cultures, arrachages des haies et bosquets, assèchement de zones humides, etc...).
Un beau Champignon en voie de disparition: l'Hygrophore rouge ponceau
Les Comestibles
Cliquez sur le nom du Champignon pour retrouver son descriptif sur le blog.
Clitocybes: C. géant, C. géotrope
Entolomes: E. en bouclier, E. des haies
Hygrophores: H. conique, H. perroquet, H. rouge ponceau,
Lépiotes: L. déguenillée, L. élevée, L. pudique
Morilles: M. comestible, M. conique, M. ronde
Pholiotes: P. du peuplier, P. précoce
Pleurotes: P. corne d'abondance, P. en forme d'huître, P. du panicaut
Psalliotes (ou Agarics): P. champêtre, P. des jachères, des trottoirs
Tricholomes: T. agrégé, T. de la St.Georges, T. sinistre
Vesses de loup: V. géante, V. perlée, V. piriforme
La Psalliote des trottoirs "souleveur de bitume"
Les Vénéneux et Inconsommables
Cliquez sur le nom du Champignon pour retrouver son descriptif sur le blog.
Clitocybes: C. blanc, C. de l'olivier
Coprins: C. disséminé, C. noir d'encre, C. micacé
Gyromitre comestible (qui malgré son nom ne l'est pas)
Helvelles: H. crépue, H. lacuneuse, H. à pied blanc
Lépiotes: L. brunâtre, L. à crête
Psalliotes (ou Agarics): P. jaunissante, P. radicante
Jean-Mi
Voir le livre de Mycologia34
SOUS QUELS ARBRES TROUVER DES CHAMPIGNONS
Des Champignons et des Arbres
Il ne suffit pas de connaître les périodes de pousse des Champignons, encore faut-il connaître leur habitat: forêts de conifères, de feuillus ou mixtes, prairies, pâturages, terrains cultivés, jardins, etc...
Les Champignons se nourrissent de matières organiques, d'eau et d'air, mais étant dépourvus de chlorophylle ils ne peuvent élaborer par eux-mêmes de matières carbonées. Dans l'impossibilité de synthétiser leur propre matière organique, ils doivent donc la trouver dans leur environnement et se nourrir de produits synthétisés par d'autres organismes qu'ils absorbent à travers la paroi de leur appareil végétatif: le mycélium (clic) . Pour trouver le carbone nécessaire à leur existence ils ont développé 3 modes de vie:
voir la vidéo Champignons un monde caché
1) Le parasitisme: ils se nourrissent aux dépens d'un organisme vivant: végétaux, animaux dont l'Homme, voire même d'autres Champignons, en exploitant et détournant ses éléments vitaux pour leur propre compte. Souvent ils sont pathogènes et engendrent des maladies qui peuvent entraîner la mort de leur hôte.
cliquez sur la photo pour l'agrandir
Un parasite: le Polypore soufré (clic)
2) Le saprophytisme: ils exploitent la matière organique morte ou en voie de décomposition: feuilles et branches mortes, aiguilles, souches, tous les débris végétaux et animaux, excréments, déchets en tout genre, etc...Sans eux la Terre serait un immense dépotoir, de plus ils rendent au sol toutes sortes de composés en remettant en circulation des éléments essentiels et à nouveau assimilables par d'autres organismes animaux ou végétaux.
Parmi les saprophytes on rencontre: les Psalliotes ou Agarics, les Coprins, les Lépiotes, les Morilles, etc... C'est parmi les saprophytes et les parasites que se trouve la majorité des espèces cultivables.
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Un saprophyte très connu: le Rosé des prés
3) La symbiose: est une étroite collaboration entre des Champignons et des végétaux avec des avantages pour les 2 partenaires en permettant des échanges nutritifs: en échange du carbone fourni par la plante-hôte (sous forme de glucose, saccharose et de fructose), le Champignon rend à son "ami" des services indispensables à sa croissance et parfois même à sa survie. Ces associations contractées par les racines des végétaux avec certains Champignons sont appelées mycorhizes (du grec: mûkes = champignon et rhiza = racine).
Les arbres (et autres plantes) sont limités dans leur croissance par l'incapacité à optimiser le prélèvement par leurs racines d'eau et de minéraux peu mobiles du sol (phosphore, azote, phosphate, etc...) et c'est là que les Champignons entrent en scène grâce à leur mycélium qui transporte l'eau et les minéraux vers les racines. Ils assurent ainsi un approvisionnement normal du système racinaire. L'arbre profite ainsi du réseau mycélien du Champignon, plus vaste que toutes ses racines réunies.
De plus la protection de l'arbre-hôte (ou plante) est assurée par la faculté qu'ont de très nombreux Champignons à produire des substances antibiotiques, créant des barrières difficiles à franchir pour les micro-organismes pathogènes. Il existe également un processus de reconnaissance entre l'hôte et le Champignon. Souvent un arbre est associé à plusieurs espèces de Champignons, mais certains de ces derniers ont souvent une préférence pour un type d'arbre, c'est le cas du Bolet élégant - suillus grevillei qui pousse exclusivement au pied de "son mélèze" .
Mais il existe des symbioses encore plus étonnantes, Voir
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Un symbiotique très recherché: le Cèpe de bordeaux
Trop souvent nous cueillons nos Champignons sans même savoir sous, ou sur, quel arbre nous les avons « dénicher ». Il serait pourtant judicieux d'identifier l'arbre qui a permis la pousse du Champignon, cela permettra de découvrir ce dernier plus facilement lors d'une « prochaine sortie » et dans de nombreux cas facilitera son identification.
Certains Champignons ont une préférence très marquée pour une essence bien définie et vice-versa.
Quels Champignons trouve-t-on sous (ou sur) les Feuillus?
Cliquez sur le nom du Champignon pour retrouver son descriptif sur le blog.
Amanites: A. des Césars, A. citrine, A. épaisse, A. jonquille, A. ovoïde, A. panthère, A. phalloïde, A. printanière, A. rougeâtre, A. tue-mouches, A. vaginée, A. vireuse.
Bolets et Cèpes: B. amer, B. appendiculé, B. bai, B. blafard, B. bleuissant, B. à chapeau laqué, B. châtain, B. chrysenthéron, B. élégant, B. faux royal, B. de Fechtner, B. à beau pied, B. à pied rouge, B. pomme de pin, B. de Quelet, B. radicant, B. roux, B. royal, B. rude, B. de Satan, B. subtomenteux, B. versicolore, Cèpe de Bordeaux, Cèpe bronzé, Cèpe d' Eté, Cèpe des pins
Chanterelles: C. commune, C. en entonnoir, C. grise, C. jaunâtre
Clavaires: C. cendrée, C. en chou-fleur, C. dorée, C. élégante, C. en pilon,
Clitocybes: C. en entonnoir, C. géotrope, C. laqué, C. nébuleux, C. odorant, C. de l'olivier, C. à pied en massue, C. retourné,
Cortinaires: C. blanc-violet, C. à colliers, C. élevé, C. des montagnes, C. remarquable
Entolomes: E. livide, E. à odeur de nitre
Hébélomes: H. couleur moutarde, H. échaudé, H. radicant,
Helvelles: H.crépue, H. lacuneuse, H. à pied blanc
Hydnes: H. coralloïde, H. hérisson, H. noir, H. pied de mouton
Lentins: L. en colimaçon, L. tigré
Lépiotes: L. brunâtre, L. élevée
Morilles: M. comestible, M. ronde
Mycènes: M. en casque, M. incliné, M. pur
Pézizes: P. coccinée, P. commune, P. orangée, P. veinée
Phallus: P. du chien, P. impudique
Pholiotes: P. changeante, P. destructrice, P. écailleuse, P. du peuplier, P. remarquable, P. ridée
Pleurotes: P. corne d'abondance, P. en forme d'huître
Psalliotes (ou Agarics): P. des bois, P. des forêts,
Russules: R. charbonnière, R. comestible, R. dorée, R. émétique, R. fétide, R. jaune, R. jolie, R. noircissante, R. verdoyante,
Tricholomes: T. agrégé, T. colombette, T. pied bleu, T. soufré, T. tigré
Et spécialement sous (ou sur) le Bouleau
Bolets: B. roux, B. rude
Lactaires: L. à lait odorant, L. plombé, L. toisonné, L. vieillot
Et spécialement sous (ou sur) le Charme
Et spécialement sous (ou sur) le Châtaignier
Amanites: A. des Césars, A. phalloïde, A. printanière
Bolets et Cèpes: C. bronzé, C. d'Eté, B. de Le Gal, B. de Quelet
Et spécialement sous (ou sur) le Chêne
Amanites: A. des Césars, A. phalloïde, A. printanière
Bolets et Cèpes: C. bronzé, C. d'Eté, B. de Le Gal, B. de Quelet, B. faux royal
Polypores: Langue de boeuf, P. en ombelle
Russules: R. comestible, R. noircissante
Et spécialement sous le Chêne vert
Amanites: A. des Césars, A. phalloïde, A. printanière
Et spécialement sous (ou sur) le Frêne
Morilles: M. comestible, M. ronde
Et spécialement sous (ou sur) le Hêtre
Bolets et Cèpes: C. bronzé, C. d'Eté, B. appendiculé, B. à pied rouge, B. de Le Gal, B. de Quelet, B. faux royal
Clavaires: C. en chou-fleur, C. élégante, C. en pilon
Collybies: C. butyracée, C. mucide, C. radicante
Cortinaires: C. remarquable, C. élevé
Lactaires: L. velouté, L. à lait abondant,
Lentins: L. en colimaçon, L. Tigré
Pholiotes: P. changeante, P. destructrice
Russules: R. comestible, R. jolie
Et spécialement sous l'Orme
Et spécialement sous (ou sur) le Peuplier
Pholiotes: P. destructrice, P. du Peuplier
Quels Champignons trouve-t-on sous (ou sur) les Conifères?
Amanites: A. épaisse, A. jonquille, A. ovoïde, A. rougeâtre, A. tue-mouches, A. vaginée, A. vireuse.
Bolets et Cèpes: B. amer, B. bai, B. bleuissant, B. de Fechtner, B. granulé, B. nonnette voilée, B. à beau pied, B. châtain, B. chrysenthéron, B. à pied rouge, B. pomme de pin, B. subtomenteux, Cèpe de Bordeaux, Cèpe des pins
Chanterelles: C. commune, C. en entonnoir, C. jaunâtre, C. violette
Clavaires: C. dorée, C. tronquée
Clitocybes: C. en entonnoir, C. géotrope, C. laqué, C. nébuleux, C. odorant, C. orangé, C. à pied en massue, C. retourné,
Collybies: C. butyracée, C. tachée
Cortinaires: C. à collier, C. à odeur de bouc,
Gomphides: G. glutineux, G. rutilant
Hébélomes: H. couleur moutarde, H. échaudé,
Helvelles: H. lacuneuse, H. à pied blanc
Hydnes: H. cure-oreille, H. noir, H. imbriqué
Hygrophores: H. de Mars, H. pudibond
Lactaires: L. délicieux, L. roux, L. sanguin, L. vieillot
Lépiotes: L. déguenillée, L. élevée
Phallus: P. du chien, P. impudique
Pholiotes: P. changeante, P. pénétrante, P. ridée
Polypores: P. des brebis, P. pied de chèvre,
Psalliotes (ou Agarics): P. auguste, P. des bois, P. des forêts,
Russules: R. charbonnière, R. couleur de belette, R. couleur de sardoine, R. émétique, R. fétide, R. feuille morte, R. jaune, R. jolie, R. noircissante,
Et spécialement sous l'Epicéa
Russules: R. Couleur de belette, R. feuille morte
Et spécialement sous le Mélèze
Et spécialement sous (ou sur) le Pin maritime
Lactaires: L. délicieux, L. vieillot
Russules: R. couleur de sardoine, R. feuille morte
Et spécialement sous le Pin sylvestre
Bolets: B. granulé, B. nonnette voilée, B. des bouviers, B. collinitus
Lactaires: L. délicieux, L. vieillot
Et spécialement sous le Sapin
Cortinaire à odeur de bouc
Quels Champignons sont communs aux Feuillus et aux Conifères?
Amanites: A. épaisse, A. jonquille, A. ovoïde, A. rougeâtre, A. tue-mouches, A. vaginée, A. vireuse
Bolets et Cèpes: B. amer, B. bai, B. bleuissant, B. châtain, B. chrysenthéron, B. de Fechtner, B. à beau pied, B. à pied rouge, B. pomme de pin, B. subtomenteux, Cèpe de Bordeaux, Cèpe des pins
Chanterelles: C. commune, C. en entonnoir, C. jaunâtre
Clitocybes: C. en entonnoir, C. géotrope, C. laqué, C. nébuleux, C. odorant, C. à pied en massue, C. retourné,
Collybies: C. butyracée, C. tachée
Hébélomes: H. couleur moutarde, H. échaudé,
Helvelles: H. lacuneuse, H. à pied blanc
Lépiotes: L. déguenillée, L. élevée
Phallus: P. du chien, P. impudique
Pholiotes: P. changeante, P. ridée
Psalliotes (ou Agarics): P. des bois, P. des forêts,
Russules: R. charbonnière, R. émétique, R. fétide, R. jaune, R. jolie, R. noircissante,
Tricholomes: T. agrégé, T. colombette, T. pied bleu, T. tigré
Clé simplifiée de détermination des Feuillus (ONF)
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Clé simplifiée de détermination des Résineux (ONF)
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Pour enregistrer ou imprimer ces clés ONF_cles_feuillus_resineux
Jean-Mi
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LES DIFFERENTES ESPECES
Cliquez sur les noms
1 Amanites - 2 Armillaires - 3 Bolets et Cèpes - 4 Calocères
5 Chanterelles - 6 Clavaires - 7 Clitocybes - 8 Clitopiles
9 Collybies - 10 Coprins - 11 Cortinaires - 12 Craterelles
13 Entolomes - 14 Galères - 15 Géastres - 16 Gomphides
17 Guépinies - 18 Gyromitres - 19 Hébélomes - 20 Helvelles
21 Hydnes - 22 Hygrophores - 23 Hypholomes - 24 Inocybes
25 Lactaires - 26 Lentins - 27 Lépiotes - 28 Marasmes
29 Morilles - 30 Mycènes - 31 Paxilles - 32 Pézizes + Oreille de Judas
33 Phallales - 34 Pholiotes - 35 Pleurotes - 36 Plutées
37 Polypores - 38 Psalliotes - 39 Russules - 40 Sclérodermes
41 Sparassis - 42 Strophaires - 43 Tricholomes - 44 Truffes
45 Vesses - 46 Volvaires - 47 Xylaires
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Passion_Champignons___Le_Livre
TCHERNOBYL 25 ANS PLUS TARD
TCHERNOBYL 25 ANS APRES
Après l'explosion du réacteur n°4 de cette centrale nucléaire le 26 Avril 1986, située dans l'actuelle Ukraine, des tonnes de produits radioactifs furent projetés dans l'atmosphère en formant un nuage toxique qui se promena au gré des vents au-dessus de l'Europe.
Cet accident fut classé au niveau 7 sur l'échelle internationale des événements nucléaires (I.N.E.S.), tout comme celui de Fukushima du 12 Mars 2011 (classé le 12 Avril 2011).
25 ans après, les traces de Tchernobyl sont toujours présentes dans les Champignons, même en France. Après la catastrophe la norme de 600 becquerel/kilo. fut fixée par l'Europe en ce qui concerne les Champignons qui sont de gros accumulateurs de radio-éléments et de césium 137 en particulier.
Le Bolet bai, l'Hydne pied de mouton ainsi qu'un grand nombre d'espèces ne font pas la différence entre les minéraux qui leur sont nécessaires et le Césium 137 qu'ils accumulent à très forte dose. Ce qui est fort étonnant, d'ailleurs, vu que le Césium 137 n'existe pas dans la nature et sa présence et toujours lié à une contamination nucléaire. Il faut 30 ans pour que le césium 137 perde la moitié de sa radioactivité, à ce jour il en a perdu environ 40% et il faudra près de 3 siècles pour qu'il disparaisse totalement.
Césium 137 et chaîne alimentaire
Le césium-137 est la principale source de contamination de la chaîne alimentaire due aux essais nucléaires, à l'accident de Tchernobyl, de Fukushima et à tous ceux que l'on nous a caché. Peu mobile, il s'enfonce lentement dans le sol. La contamination se fait d'abord par les feuilles, puis les racines. Ce sont aujourd'hui les champignons - à cause du mycélium - et le gibier qui sont les plus contaminés. Cette contamination est très variable : de 15 à 5000 Bq/kg pour les champignons et jusqu'à 5000 Bq/kg pour le gibier.
Dans le Nord et l'Est de l'Europe certains Champignons dépassent le seuil des 600 Bq/kg tolérés mais également en France (Vosges, Mercantour et surtout Corse), en Suisse, en Autriche et en Allemagne.
Sensibilité de certains Champignons comestibles au césium 137
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Très sensibles |
Moyennement sensibles |
Peu sensibles |
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- Bolet bai Boletus badius - Bolet des bouviers Suillus bovinus - Bolet à chair jaune Boletus chrysenteron - Bolet granulé Suillus granulatus - Bolet tacheté Suillus variegatus - Clitocybe laqué Laccaria laccata - Hydne pied de mouton Hydnum repandum - Pholiote ridée Rozites caperata
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- Girolle ou Chanterelle Cantharellus cibarius - Chanterelle en entonnoir Cantharellus tubaeformis - Chanterelle jaunâtre Cantharellus lutescens - Lactaire délicieux Lactarius deliciosus - Lactaire sanguin Lactarius sanguifluus - Russule charbonnière Russula cyanoxantha - Tricholome pied bleu Rhodopaxillus nudus |
- Psalliote (ou Agaric) champêtre Agaricus campestris - Psalliote (ou Agaric) des jachèresAgaricus arvensis - Psalliote (ou Agaric) des forêts Agaricus silvaticus - Armillaire couleur de miel Armillaria mellea - Bolet à pied rouge Boletus erythropus - Bolet roux Leccinum aurantiacum - Cèpe bronzé Boletus aereus - Cèpe de Bordeaux Boletus edulis - Cèpe des pins Boletus pinophilus - Lépiote élevée Lepiota procera - Lépiote déguenillée Lepiota rhacodes - Mousseron de la St. Georges Lyophyllum georgii - Morille conique Morchella conica - Morille ronde Morchella rotunda - Morille comestible Morchella esculenta - Vesse de loup perlée Lycoperdon perlatum
|
L'avenir?
Avec leur facilité d'accumulation du césium 137 peut-être que nos chers Champignons seront les dépollueurs naturels de demain! Et ils ne sont pas prêts d'être au chômage:
Accident de Three Mile Island (USA) 28/3/1978
Fukushima 12/3/2011 suite au tsunami de la veille
Et en France?
Tout va très bien Madame la Marquise, ne cesse-t-on de nous bassiner, alors qu'en 2010 en France, il y eut 1107 incidents dans nos centrales dont 141 furent classés au niveau 1 de l'échelle I.N.E.S et 3 au niveau 2. La majorité de ces incidents ont pour origine l'erreur humaine.
Et quand la nature s'en mêle on frôle la catastrophe majeure, ce qui fut le cas lors de la "Tempête du siècle" du 27 et 28 Décembre 1999 qui inonda la centrale nucléaire de Bordeaux-Blayais.
La centrale du Blayais 28/12/1999
L'état d'une des digues 1 mois après la tempête
Grosses craintes également pour cette centrale lors des tempêtes Klaus et Xynthia du 24/1/2009 et du 28/2/2010. Vu son emplacement cette centrale est certainement, avec Fessenheim, la plus dangereuse de France. Certains l'appellent déjà "Tchernoblayais".
La centrale de Fessenheim (Haut Rhin).
La centrale de Fessenheim, la plus ancienne de France en exploitation, est construite dans la zone sismique du Fossé rhénan au bord du Grand Canal d'Alsace et cerise sur le gâteau, à 8 mètres en contrebas du niveau de ce dernier.
Que se passera-t-il lorsqu'un séisme détruira les digues et autres écluses du Grand Canal d'Alsace et que l'eau envahira la centrale située en contre-bas? Pessimiste? oui je le suis, car le dernier tremblement de terre ,d'une magnétude de 4,7, dans cette région date de Juillet 1980 et eut lieu à Sierentz (Ht.Rhin) à une trentaine de kilomètres de Fessenheim.
Notre ministre de l'Ecologie, Madame N K-M, lors d'une prestation télévisée suite à la catastrophe de Fukushima se voulut rassurante en nous annonçant que Fessenheim pouvait résister à un séisme d'une magnétude de 6,7. Mais qu'en est-il des digues et écluses de Grand Canal d'Alsace dont la construction est antérieure?
Pourquoi une magnétude de 6,7? car selon N K-M le plus important séisme de la région, d'une magnétude de 6,2, eut lieu à Bâle (Suisse) à une quarantaine de kilomètres de Fessenheim et que l'on avait pris une marge de sécurité. Mais ce que N M-K ne nous a pas dit, peut-être ne le savait-elle pas, est que le séisme qui détruisit totalement la ville de Bâle eut lieu le 18 Octobre 1356 et que les estimations de l'amplitude ne sont qu'approximatives: 6,2 pour la France (cela nous arrange bien) et entre 6,7 et 6,9 (là il y a danger) pour la Suisse et l'Allemagne.
Pour sensibiliser les fumeurs (dont je suis) aux dangers du tabac on "décore" dorénavant les paquets de cigarettes de photographies très suggestives, pourquoi ne fait-on pas de même avec nos factures d'électricité? Car nous sommes tous consommateurs d'électricité. Messieurs les décideurs je tiens une photo et sa légende à votre disposition.
"Nés en Ukraine après la catastrophe de Tchernobyl"
Jean-Mi
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Passion_Champignons___Le_Livre
Qu'est-ce qu'un champignon? Depuis quand existent-ils?
Qu'est-ce qu'un Champignon?
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Ce que nous appelons communément Champignon n’est en fait que son fruit. Lui même est invisible: souterrain ou enfoui dans du bois ou sous l’écorce des arbres. Le champignon que nous rencontrons lors de nos promenades mycologiques est le carpophore (ou sporophore) qui porte les spores qui permettent sa reproduction.
L’appareil végétatif qui lui donne naissance échappe souvent à l'œil du cueilleur non averti. Il est formé de filaments microscopiques: le mycélium. Lorsque ces filaments sont agglomérés en cordonnets le mycélium est aisément visible, il suffit pour le voir de déterrer avec précaution le champignon (carpophore).
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Classification des champignons dans la biosphère:
Longtemps on a classé les végétaux selon des caractéristiques visibles qu’ils avaient en commun: taille, couleur, environnement, fleurs etc.
Le naturaliste suédois Carl von Linné (1707 - 1778) divisa le monde vivant en 2 règnes : le règne végétal et le règne animal dans son “Systema naturae” (1735).
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Carl von Linné et son "Systema naturae"
Cette classification fit loi longtemps puis elle fut abandonnée car d’autres furent réalisées. Pour notre part nous retiendrons celle de Wittaker (1969) qui divise la biosphère en 5 règnes:
1) Les Procaryotes: ce sont des êtres vivants unicellulaires dont la cellule ne renferme pas de noyau. Ex.: les bactéries.
2) Les Protistes: un groupe rassemblant toutes les espèces vivantes unicellulaires possédant un noyau. Ex.: les amibes, les trypanosomes.
3) Les Végétaux: regroupant les êtres vivants, généralement chlorophylliens, fixés au sol et autotrophes, c’est-à-dire aptes à se développer à partir d’éléments minéraux et capables de réaliser la photosynthèse. Ex.: les plantes et arbres, les fleurs, les fougères, les algues.
4) Les Animaux: dont nous faisons partie, regroupant tous les êtres vivants se nourrissant par l’ingestion de constituants organiques d’origine animale ou végétale. Ils sont hétérotrophes par opposition aux végétaux qui sont autotrophes.
5) Les Champignons: regroupant des individus unicellulaires ou pluricellulaires, non chlorophylliens, qui décomposent et se nourrissent par l’absorption de substances organiques. Ils sont hétérotrophes par rapport au carbone.
N’est pas Champignon qui veut!
Pour être champignon, il faut donc entre autre:
- être eucaryote: posséder des cellules munies d’un noyau dans lequel sont enfermés les chromosomes.
- être hétérotrophe par rapport au carbone à trouver dans l’environnement.
- développer un système d’hyphes formant un appareil végétatif, le mycélium, permettant la nutrition par absorption.
- se reproduire par des spores.
- avoir une paroi cellulaire en chitine comme les carapaces des insectes et des crustacés, ce qui rapproche le champignon plus de ces derniers que des végétaux dont la paroi cellulaire est cellulosique.
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Des Pleurotes? Non, se sont des cousins, les crabes du cocotier!
Depuis quand existent-ils?
Lorsque la Terre s’est formée, il y a 4,5 milliards d’années, l’atmosphère l’entourant était formée essentiellement de vapeur d’eau et de molécules simples de carbone, d’hydrogène, d’azote et de soufre. L’oxygène était quasiment absent.
L’effet de serre, dû à la grande quantité de gaz carbonique dans l’atmosphère, entraine un climat très chaud mais surtout compense un Soleil assez tiède (il ne produit alors que les 3/4 de son énergie actuelle). Puis vinrent ces pluies torrentielles qui créèrent les océans et les mers en leur amenant, par lessivage et érosion des sols, d’énormes quantités de molécules. D’autres apports de minéraux divers se firent par le volcanisme sous-marin et l’hydrothermalisme. Tous ces éléments réunis créèrent la Soupe Primitive: la chimie de la vie était en place.
Les premières bactéries (procaryotes: unicellulaires sans noyau) firent leur apparition vers 3,5 milliards d’années. Ces bactéries puisèrent leur énergie, par fermentation, dans les molécules de leur milieu, mais certaines trouvèrent les moyens de récupérer l’énergie solaire en donnant naissance à la photosynthèse, primitive certes, mais qui leur permit de devenir autotrophes .
Cette photosynthèse, combinaison de l’eau et du gaz carbonique qui libère de l’oxygène grâce à l’absorption de l’énergie lumineuse, permit à ces bactéries d’être totalement indépendantes (autotrophes) et elles purent ainsi coloniser tous les océans, en créant des formes de vie très complexes qui sont à l’origine des végétaux et des animaux.
L’atmosphère s’enrichit dès lors en oxygène, tout en s’appauvrissant en gaz carbonique. Cet oxygène, sous l’action des ultraviolets se transforme, en partie, en ozone qui va protéger des rayonnements nocifs du Soleil. Cet enrichissement en oxygène va alors décimer les organismes ne pouvant vivre au contact de l’air (anaérobies), alors que d’autres vont développer la chimie respiratoire.
Les organismes vivants étaient alors tous des procaryotes (unicellulaires sans noyau), certains d’entre eux évoluèrent: les eucaryotes (toujours unicellulaires mais apparition d’un noyau contenant le matériel génétique, l’A.D.N.). Ces eucaryotes s'associèrent à d’autres procaryotes il y a environ 1,5 milliard d’années. Il y 800 millions d’années ces nouveaux organismes: les protistes, se réunissent et peu à peu vont former les premiers organismes pluricellulaires (métazoaires). Il aura fallu attendre près de 4 milliards d’années pour voir la naissance des algues et quelques millions de plus pour celle des champignons.
La sortie de l’eau
Les champignons sont des organismes mous, sans graines ni noyaux, qui fossilisent très mal. Les plus anciens fossiles de champignons, tels que nous les connaissons actuellement, remontent au Silurien (409 à 439 millions d’années). C’est précisément à cette période que certaines algues vertes s'adaptèrent à la vie terrestre grâce au retrait des océans et les champignons les suivirent.
Les végétaux commencent alors la colonisation de la Terre et les champignons ont dû y jouer un rôle primordial en facilitant l’adaptation de ces végétaux à un environnement encore hostile, sec et pauvre en éléments minéraux, grâce à leur mycélium qui augmenta considérablement le pouvoir d’absorption des racines. Ce rôle est encore le leur de nos jours.
Etoile de mer?
Non! Champignon, l'Anthurus d'Archer! Voir
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CES BOLETS QUI BLEUISSENT
Les Bolets bleuissants.
Le bleuissement de l'hyménium ou de la chair de certains Bolets au frottement ou même au toucher n'est pas un signe de toxicité, loin s'en faut car parmi eux se trouvent d'excellents ou de bons comestibles. Ce bleuissement est une réaction chimique, une oxydation.
La grande majorité d'entre eux est comestible après cuisson. Néanmoins un petit nombre est toxique ou immangeable.

Quelques Bolets bleuissants à Hyménium (dessous du chapeau) de couleur:
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Blanc-beige à Jaune ou Jaune-verdâtre
Bolet appendiculé Boletus appendiculatus Excellent Voir
Bolet bai Xerocomus badius Bon comestible Voir
Bolet bleuissant Gyroporus cyanescens Bon comestible Voir
Bolet chrysentéron Xerocomus chrysenteron Comestible Voir
Bolet faux-royal Boletus pseudoregius Bon comestible Voir
Bolet à beau pied Boletus calopus Immangeable Voir
Bolet radicant Boletus radicans Immangeable Voir
Bolet versicolore Xerocomus rubellus Comestible Voir

Quelques Bolets bleuissants à Hyménium (dessous du chapeau) de couleur:
Jaune-orangé à Rouge
Bolet blafard Boletus luridus Bon après cuisson Voir
Bolet à chapeau laqué Boletus Dupaunii Bon après cuisson Voir
Bolet de Le Gal Boletus Legaliae Vénéneux Voir
Bolet à pied rouge Boletus erythropus Excellent après cuisson Voir
Bolet de Quelet Boletus Queletii Bon après cuisson Voir
Bolet de Satan Boletus satanas Vénéneux Voir
Voir est le lien qui vous permettra d'accéder au descriptif et aux photos de ces différents Bolets.
N'hésitez pas, en cas de doute, à consulter les Tableaux Comparatifs cités dans les descriptifs
Voir le livre de Mycologia34
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LES VESSES
Vesse de loup perlée - Lycoperdon perlatum
Comestible moyen
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Vesse de loup piriforme - Lycoperdon pyriforme
Comestible moyen
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Carpophore: 3 à 7 cm, pour un diamètre de à 2 à 5 cm., globuleux ou en forme de poire. Blanchâtre devenant jaunâtre puis gris-brun, hérissé de nombreux aiguillons facilement détachables (Vesse de loup perlée). Blanc à ocre, couvert de minuscules verrues puis lisse avec l'âge (Vesse de loup piriforme). La base est cylindrique, atténuée vers la partie inférieure. A maturité l'enveloppe (péridium) se déchire et laisse échapper les spores.
Chair (ou Gléba): d'abord blanche et ferme et à odeur agréable, elle devient jaune-verdâtre et flasque, puis brun-noir en desséchant pour se transformer en une poussière de spores.
Habitat: Eté-Automne dans les bois et les prairies, souvent en groupes. Communes.
Observations: ce sont tous deux des comestibles moyens à condition de les consommer jeunes lorsque la gléba est encore blanche.
Vesse de loup géante - Langermania gigantea
Noms communs: Tête de mort/de maure
Comestible moyen
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Carpophore: volumineux, énorme, de 15 à 40 cm. de diamètre, pouvant atteindre exceptionnellement 60 cm., pour un poids de 10 kg. Blanc puis jaunâtre, d’abord floconneux puis lisse. En forme de ballon aplati au sommet, la base est plissée et dépourvue de pied. A maturité le péridium qui l’entoure se déchire laissant ainsi échapper des milliards de spores.
Chair (ou gléba): d’abord blanche et compacte puis jaune-olivâtre et enfin brunâtre, flasque et pâteuse. Elle se dessèche alors et se transforme en une poussière de spores.
Habitat: Eté-Automne dans les prés, les jardins, les pâturages de montagne, les pelouses, les parcs, les stades et même les terrains d’aviation, etc. Assez rare, mais commun dans certains endroits.
Observations: c’est un assez bon comestible, consommé jeune, coupé en tranche et pané comme une escalope ou en sauce. Il se développe très rapidement et souvent à une vitesse extraordinaire.
Voir le livre de Mycologia34
LES TRUFFES
Généralités
Il existe une trentaine d’espèces de truffes en Europe et une cinquantaine dans le Monde, mais la majorité d’entre-elles ont peu ou aucun intérêt culinaire. Elles se présentent sous la forme d’un tubercule, souvent irrégulièrement globuleux et verruqueux. Le péridium qui les entoure peut être lisse ou rugueux et de couleur variée: jaunâtre, gris ou noir. Parmi celles qui sont dignes d’intérêt citons:
-La truffe blanche d’Alba ou du Piémont (Tuber magnatum), on ne la rencontre qu’en Italie, c’est dit-on, la meilleure. Elle est très rare et donc très chère, au détail son prix varie entre 5 000 et 7 000 euros le kilogramme. En 2004 une truffe blanche d’Alba de 1 kg 050 fut adjugée 41.000 dollars. De nombreux essais d’implantation en France ont été vains. Se récolte de Septembre à Décembre. Goût de parmesan, d’ail, d’échalote, de poivre.
-La truffe noire du Périgord (Tuber melanosporum) est la plus recherchée et la plus estimée en France, son prix varie de 600 à 1000 euros (en 2010), parfois plus. Son péridium est noirâtre et verruqueux, sa taille est de 2 à 10 cm., sa chair est de couleur anthracite avec des veines bien nettes. Se récolte de Novembre à Mars. Odeur et goût finement poivrés et très aromatisés de sous-bois, de fruits secs.
-La truffe du Piémont ou truffe musquée (Tuber brumale) est un peu plus petite que la précédente, son péridium est plus foncé, sa chair est grisâtre et veinée plus grossièrement. Se récolte de Novembre à Mars. Odeur de rave nuancée d’ail (désagréable dans la variété moschatum), saveur poivrée et caractéristique de rave.
-La truffe de Bourgogne (Tuber uncinatum) a le péridium brun foncé et verruqueux, la chair est ocre à chocolat et veinée. Se récolte de Septembre à Décembre. Odeur assez prononcée de sous-bois, saveur de champignon forestier.
-La truffe d’Eté ou de la Saint-Jean (Tuber aestivum) a le péridium brun foncé à grosses verrues, la chair est blanc-ocre puis grisâtre à maturité et finement veinée. Se récolte de Mai à Septembre, parfois plus tard. Odeur légère de sous-bois, saveur légère de champignon forestier.
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LES SCLERODERMES
Scléroderme vulgaire - Scleroderma aurantium/citrinum
Noms communs: Scléroderme citron/orangé
Vénéneux
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Carpophore: 3 à 15 cm., crème à jaune, globuleux, à l’aspect de pomme de terre, comprimé au sommet et à la base, rugueux, couvert de verrues brunâtres. Sa base est attaché au sol par des filaments mycéliens.
Chair: également appelée gléba, blanche, puis rosée et finalement noirâtre-violacé. Elle sèche peu à peu et se transforme en une poussière de spores qui sont disséminées à l’ouverture de l’enveloppe.
Spores: brun-noir.
Habitat: Eté-Automne sur sols acides et sablonneux, sous feuillus et conifères. Assez commun.
Observations: il est toxique consommé en grande quantité, inoffensif en petite quantité. A un certain stade la gléba est noir-violacée et ressemble à s’y méprendre à celle de la truffe, mais dont elle n’a pas l’odeur. Souvent ce scléroderme a été utilisé en guise de truffe par des charcutiers fraudeurs et peu scrupuleux.
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LES VOLVAIRES
Généralités
Ce groupe d’une dizaine d’espèces se caractérise par son pied entouré à la base d’une volve membraneuse qui est le résidu du voile général qui entoure le champignon dans sa jeunesse. Les Volvaires sont dépourvues d’anneau, le chapeau peut être visqueux (Volvaire gluante) ou soyeux et fibrilleux (Volvaire soyeuse). Les lamelles sont libres, serrées, d’abord blanchâtres puis roses, les spores sont roses. L’habitat peut être terricole ou lignicole, selon les espèces.
Volvaire gluante - Volvariella gloïocephala/speciosa
Noms communs: Volvaire remarquable, Morveux
Comestible médiocre
Chapeau: 5 à 12 cm., gris parfois nuancé de beige-brun, blanchâtre dans sa forme Speciosa. Ovoïde puis convexe et étalé avec un mamelon central, charnu, très visqueux par temps humide, plus ou moins lisse. Marge striée chez les exemplaires âgés.
Lamelles: blanches puis roses, libres, serrées, larges.
Pied: 5 à 15 cm., blanchâtre, souvent teinté des couleurs du chapeau. Élancé, cylindrique mais s’amincissant vers le sommet, plein, lisse, glabre. Il est entouré à la base d’une volve blanchâtre, ample, molle, souvent très engainante, mais parfois adhérant au pied et presque imperceptible.
Chair: blanche, molle. Odeur faible de rave et de terre, saveur douce et aqueuse.
Spores: roses.
Habitat: Eté-Automne dans les endroits riches en substances organiques en voie de décomposition, les jardins, les sols labourés, la paille pourrissante, le fumier, le compost, les champs. Commune.
Observations: c’est un comestible médiocre, facilement identifiable grâce à son pied entouré d’une volve très engainante, son chapeau visqueux et ses lamelles roses.
Volvaire soyeuse - Volvariella bombycina
Excellente
Chapeau: 5 à 20 cm., parfois plus, blanchâtre couvert de fins poils soyeux et brillants. Ovoïde puis convexe, généralement mamelonné.
Lamelles: blanches puis roses, libres, serrées, ventrues, larges.
Pied: 5 à 15 cm., pour un diamètre de 10 à 20 mm. Blanc, élancé, ferme, plein, renflé vers la base, parfois bulbeux. Volve brunâtre, membraneuse, très engainante, persistante, un peu visqueuse.
Chair: blanche, ayant tendance à jaunir légèrement, tendre. Odeur agréable de bois, saveur douce et agréable.
Spores: roses.
Habitat: lignicole, Été-Automne sur le bois des feuillus en décomposition, avec une préférence pour les frênes, dans le creux des arbres, sur des tas de sciure, sur des vieux papiers pourris. Rare.
Observations: c’est un excellent comestible malheureusement rare, son odeur de bois disparaît à la cuisson. Elle est facilement identifiable grâce à son habitat lignicole, sa taille parfois impressionnante, son chapeau soyeux et à son pied blanc muni d’une volve très engainante.
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LES STROPHAIRES
Généralités
C’est une famille dont les champignons n’offrent aucun intérêt culinaire, de plus certains d’entre eux contiennent de la psilocybine et sont donc hallucinogènes. Le Chapeau n’est pas séparable du pied qui est muni d’un anneau. Les lamelles sont adnées et assez serrées. Les spores brun-pourpre à brun-violacé. L’habitat est terricole ou lignicole.
Strophaire vert-de-gris - Stropharia aeruginosa
A rejeter
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Chapeau: 3 à 8 cm., bleu-vert à vert-de-gris, palissant avec l’âge, garni dans la jeunesse d’écailles pelucheuses blanchâtres, visqueux et recouvert de gluten. Convexe, étalé, légèrement mamelonné ou bosselé. Marge d’abord enroulée, souvent festonnée.
Lamelles: blanchâtres puis brun-rougeâtre, à l’arête blanche comme givrée. Adnées, assez serrées.
Pied: 4 à 8 cm., de la couleur du chapeau ou à peine plus clair, couvert d’écailles blanchâtres de l’anneau vers la base. Cylindrique, visqueux, creux. Anneau membraneux, visqueux, fugace, fragile.
Chair: blanche parfois un peu bleutée et aqueuse. Odeur faible, presque nulle et indéfinissable, saveur légèrement désagréable.
Spores: brun-pourpre.
Habitat: Eté-Automne, avec une préférence pour les forêts de feuillus, dans l’humus, mais également dans les prés, les pâturages, les bruyères. Assez commun.
Observations: c’est un très beau champignon avec des couleurs rares dans le monde mycologique. Il est facilement identifiable et à rejeter car il contient de la psilocybine. Voir 7 Syndrome Psilocybien.
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Passion_Champignons___Le_Livre
LES TRICHOLOMES
Généralités
Ce groupe d’une soixantaine d’espèces comprend deux champignons vénéneux: le Tricholome tigré qui provoque des intoxications parfois graves de type gastro-intestinale et depuis 2001 le Tricholome équestre qui peut être mortel dans les cas graves, il était jusqu’alors considéré comme un excellent comestible. On y trouve également un grand nombre de bons et d’excellents comestibles: le Tricholome pied-bleu, le Tricholome de la St. Georges, le Tricholome terreux, le Tricholome agrégé, le Tricholome colombette, le Tricholome prétentieux, etc. Ils sont d’aspect robuste, leur chair est compacte, les lamelles sont échancrées.
Chapeau non séparable du pied, de couleur variable selon les espèces. D’abord convexe ou conique puis étalé parfois déprimé ou mamelonné.
Lamelles échancrées, serrées ou espacées, souvent inégales, blanchâtres à jaunâtres, violet-brun chez le Pied bleu.
Pied de couleurs variées selon les espèces, pas d’anneau sauf chez le Tricholome à ceinture, cylindrique, plein, souvent ferme et robuste;
Chair blanche, teintée de violet chez le Pied bleu, épaisse, ferme. Odeurs souvent agréables, de farine chez le Tricholome de la St. Georges et le Tricholome prétentieux mais aussi chez le Tricholome tigré (vénéneux), anisée chez le Pied bleu, mais très désagréable et repoussante de gaz chez le Tricholome soufré.
Spores blanches, roses chez le Pied bleu.
Habitat terricole, lignicole pour le Tricholome rutilant, dans les forêts de feuillus et de conifères, les clairières, les prés, les prairies, les lisières, selon les espèces.
Attention confusion possible entre le Tricholome tigré (vénéneux) le Tricholome prétentieux et le Tricholome terreux tous deux de bons comestibles. Voir Tableau Comparatif XII
Tricholome agrégé - Tricholoma/Lyophyllum aggregatum
Noms communs: Tricholome/Lyophylle en touffes
Bon comestible
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Chapeau: 4 à 12 cm., gris-brun à gris-cendré, parfois brunâtre, plus clair par temps sec. Convexe puis étalé et généralement mamelonné, charnu, rayé de fibrilles argentées, brillant et soyeux. Marge enroulée dans la jeunesse.
Lamelles: blanchâtres à grisâtres, Adnées, échancrées avant l’insertion sur le pied, un peu décurrentes avec l’âge, serrées, minces.
Pied: 3 à 6 cm., blanchâtre vers le sommet devenant brunâtre vers la base. Assez robuste, parfois courbe et renflé à la base qui est reliée à d’autres pieds. Un peu excentrique, fibreux, tenace.
Chair: blanchâtre, fine, élastique. Odeur faible mais agréable, saveur douce.
Spores: blanches.
Habitat: Été-Automne autour des souches ou des racines enterrées, en touffes parfois très importantes, dans les forêts mais également en-dehors. Assez commun.
Observations: c’est un bon comestible dont on peut rencontrer de nombreuses espèces de tailles différentes poussant isolées ou en touffes mais toutes comestibles. Ses lamelles devenant décurrentes avec l’âge, certains mycologues le classent dans les Clitocybes ou les Lyophylles.
Tricholome blanc et brun - Tricholoma albobrunneum
A rejeter
Chapeau: 5 à 10 cm., brun-roux à brun-rougeâtre, plus sombre au centre, rayé de fines fibrilles serrées et plus foncées. Convexe puis étalé, souvent bombé et irrégulier, charnu, épais, visqueux par temps humide. Marge longtemps enroulée. cuticule facilement séparable de la chair.
Lamelles: blanchâtres nuancées de crème, se tachant de roux avec l’âge. Échancrées, serrées,fines, à l’arête ondulée et dentelée.
Pied: 4 à 8 cm., blanchâtre et farineux vers le haut, brun-roux vers la base. Cylindrique, robuste.
Chair: blanche, teintée de brun-roux sous la cuticule du chapeau, ferme, épaisse. Odeur forte et souvent désagréable de farine moisie, saveur amère.
Spores: blanches.
Habitat: fin de l'Été-Automne, dans les bois de conifères, fréquent en montagne. Assez commun.
Observations: c’est un comestible médiocre ne convenant pas aux estomacs fragiles car un peu indigeste. Son odeur parfois écœurante et son amertume ne donne guère envie de le consommer.
Tricholome colombette - Tricholoma columbetta
Nom commun: Tricholome aux sangliers
Bon comestible
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Chapeau: 4 à 10 cm., blanc souvent taché de rose, de vert, de jaune ou de bleu-violet. D’abord ovoïde puis convexe et enfin étalé, parfois légèrement déprimé. Soyeux, brillant, fibrilleux, satiné, légèrement visqueux par temps humide. Marge fine, d’abord enroulée puis déroulée, souvent ondulée et fissurée avec l’âge.
Lamelles: blanches, échancrées, serrées, fines, à l’arête dentelée.
Pied: 4 à 10 cm., pour un diamètre de 10 à 20 mm., blanc, parfois taché de bleu-vert à la base. Svelte, cylindrique, soyeux, légèrement atténué vers la base, plein, fibreux, cassant.
Chair: blanche, ferme. Odeur faible mais agréable, saveur douce.
Spores: blanches.
Habitat; Été-Automne en groupes dans les forêts claires de conifères et de feuillus, avec une préférence pour les chênes. Assez commun.
Observations: c’est un bon comestible qui pousse assez tard en saison et qui eut son nom officiel au XVIème siècle par le botaniste Jean Bohin. On peut le confondre avec le Tricholome blanc – Tricoloma album (non consommable) qui s’en différencie par son odeur nauséabonde et sa saveur amère.
Tricholome équestre - Tricholoma Equestre/Flavivorens
Nons communs: Chevalier, Jaunet, Bidaou, Canari, Tricholome vert-jaune
Vénéneux
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Chapeau: 4 à 12 cm., jaune à jaune-olivâtre, moucheté de fines fibrilles brunâtres avec des reflets verdâtres. Convexe puis étalé et plus ou moins mamelonné, un peu gluant dans la jeunesse. Marge enroulée puis redressée et ondulée. Cuticule assez facilement séparable de la chair.
Lamelles: jaune-soufre vif à jaune-citron, très échancrées, serrées, inégales.
Pied: 4 à 10 cm., pour un diamètre de 8 à 15 mm., jaune-soufre souvent moucheté de brunâtre. Cylindrique, assez court, charnu, plein, fibrilleux.
Chair: blanche, jaunâtre sous la cuticule du chapeau et à la base du pied, épaisse, ferme. Odeur très faible, saveur douce.
Spores: blanches.
Habitat: Automne-début de l’Hiver sous les conifères, avec une préférence pour les pins, sur terrain silicieux et sablonneux. Commun dans le Sud et le Sud-Ouest de la France, rare ailleurs.
Observations: consternation et étonnement dans le monde de la mycologie lorsque le 13 septembre 2001, le New England Journal of Medecine (Canada) cite une étude française rapportant 12 intoxications survenues dans le Sud-Ouest de la France entre1992 et 2000, dont 3 furent mortelles et imputables au Tricholome équestre, considéré jusqu’alors comme un excellent comestible. Il était consommé et connu depuis des siècles sous le nom de Chevalier, Jaunet, ou encore Bidaou (selon les régions), au Moyen-Age il était très estimé par la noblesse et la chevalerie (d’où son nom de chevalier) qui le réservaient à leurs tables, laissant aux manants des espèces qu’ils appréciaient peu comme le Bolet des bouviers. En effet il serait très dangereux, voire mortel, après une consommation répétée en un laps de temps très court. Les symptômes se manifestent plusieurs jours après une consommation excessive par des faiblesses, des douleurs et des crampes musculaires, surtout au niveau des épaules et des hanches. Les troubles digestifs sont mineurs, voire totalement absents, ce qui rend difficile le pronostic d’une intoxication fongique.
Dans les cas graves les malades souffrent de rhabdomyolise aiguë qui est une maladie dégénérative des muscles. Un agent toxique présent dans le Tricholome équestre semble détruire les cellules des muscles squelettiques (qui assurent les mouvements du squelette), dont le contenu passe dans le sang. L’organisme subit alors une suite d’événements qui peuvent entrainer des complications dans différents organes, dont une insuffisance rénale ou cardiaque et la mort.
Le 13 Octobre 2003 l'agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) annonce que les cas cliniques observés ont été clairement imputés à une consommation excessive de Tricholomes équestres sans qu’il ait pu être déterminé de dose toxique, que les données disponibles ne permettaient pas de fixer une dose tolérable, et qu’il fallait informer les ramasseurs et les consommateurs des risques encourus en cas de consommation excessive.
Tricholome pied bleu - Tricholoma nudum
ou Lepista nuda ou Rhodopaxillus nudus
Noms communs: Pied-bleu, Tricholome nu, Tout bleu, Bleu anisé
Excellent
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Chapeau: 4 à 15 cm., violet nuancé de brunâtre plus soutenu vers le centre. Convexe puis étalé et déprimé avec parfois un petit mamelon central. Lisse, glabre, humide. marge ondulée avec l’âge.
Lamelles: violettes, brunissant avec l’âge. Échancrées, serrées, décurrentes par une dent, inégales, minces, sinuées, facilement séparables de la chair.
Pied: 4 à 12 cm., pour un diamètre de 15 à 25 mm., violet-clair à gris-violet, avec des fibrilles floconneuse blanches. Cylindrique, renflé vers la base qui porte des résidus cotonneux du mycélium. Robuste, assez court, plein, charnu et fibreux.
Chair: blanc-violacé à gris-violacé clair, tendre et assez fragile dans le chapeau, fibreuse dans le pied. Odeur aromatique et anisée, saveur douce et agréable.
Spores: rosâtres.
Habitat: Automne jusque tard en Hiver, souvent Février-Mars dans les régions méditerranéennes. En groupes de nombreux exemplaires dans les forêts de feuillus et de conifères. Commun.
Observations: c’est un excellent comestible, très populaire et très facilement identifiable, il est cependant nécessaire de bien le faire cuire car il ne convient pas à tous les estomacs. Il est cultivé.
Tricholome prétentieux - Tricholoma portentosum
Noms communs: Bise d'Automne, Gris d'Automne, Verdoyant
Bon comestible
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Chapeau: 5 à 14 cm., gris à gris-noir, plus sombre au centre, teinté de jaunâtre ou de verdâtre, rayé de fines fibrilles noir-violacé. Hémisphérique à convexe puis irrégulièrement étalé et mamelonné, lisse, légèrement visqueux. Marge fine et ondulée se fissurant avec l’âge.
Lamelles: blanchâtres puis jaunâtres, parfois teintées de verdâtre. Échancrée, assez espacées, inégales, larges et épaisses.
Pied: 4 à 10 cm., blanc teinté de jaune ou de gris-verdâtre, soyeux, fibrilleux. Assez court, robuste, difforme ou courbe.
Chair: blanche parfois tachée de jaune, teintée de violet ou de noir sous la cuticule du chapeau, épaisse, fragile. Odeur et saveur faibles mais perceptibles de farine.
Spores: blanches.
Habitat: Été-Automne, isolé ou en groupes dans les forêts de conifères, plus rarement de feuillus. Assez commun.
Observations: c’est un bon comestible que l’on peut confondre avec le Tricholome terreux (bon) ou avec le Tricholome tigré (vénéneux). Voir Tableau Comparatif XII
Tricholome rutilant - Tricholoma/Tricholomopsis rutilans
Nom commun: Pleurote rutilant
Inconsommable
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Chapeau: 5 à 15 cm., jaune-soufre à jaune-or, entièrement moucheté d’écailles pourpre-violacé. Dans la jeunesse ces écailles sont particulièrement serrées et le chapeau paraît entièrement pourpre-violacé et velouté. Convexe puis étalé, parfois légèrement mamelonné. Marge mince.
Lamelles: jaunes à l’arête floconneuse. Adnées, serrées, sinuées.
Pied: 5 à 10 cm., pour un diamètre de 10 à 20 mm., de la couleur du chapeau et recouvert d’écailles pourprées. Cylindrique, fibrilleux, mou, flexible et élastique, vigoureux, charnu, plein puis creux.
Chair: jaune, épaisse, molle, compacte, humide. Odeur de bois pourri, saveur amère.
Spores: blanches.
Habitat: lignicole, Eté-Automne sur les souches ou du bois de conifères exclusivement, surtout en montagne. Assez commun.
Observations: son amertume en interdit la consommation. C’est un beau champignon qu’on a toujours plaisir à rencontrer, il peut atteindre des dimensions très importantes.
Tricholome de la Saint Georges - Calocybe gambosa
ou Tricholoma/Lyophyllum Georgii ou Tricholoma gambosum
Noms communs: Mousseron de la St.Georges, Mousseron de Printemps, Mousseron vrai
Excellent
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Chapeau: 5 à 15 cm., blanc-crème avec parfois des nuances jaunâtres, rosâtres ou grisâtres. Convexe puis étalé, souvent irrégulier, épais, lisse, sec, parfois craquelé. Marge très enroulée dans la jeunesse, puis déroulée et ondulée.
Lamelles: blanches puis crème, adnées-échancrées, très serrées, étroites.
Pied: 4 à 8 cm., pour un diamètre de 10 à 30 mm., blanc souvent teinté de beige vers la base. Cylindrique, assez court et trapu, compact, plein.
Chair: blanche, épaisse, compacte, tendre, ferme et souple à la fois. Odeur de farine fraîche, saveur très agréable.
Spores: blanches.
Habitat: Avril à Mai dans les prés, les pâtures, en lisières de forêts, dans les vergers, les friches, souvent en “ronds de sorcières”. L’herbe dans laquelle il pousse est plus verte et cela permet souvent de le déceler avant même son apparition. Assez commun.
Observations: c’est un excellent comestible très recherché par ceux qui le connaissent, de plus il a l’avantage de pousser tôt en saison. C’est un champignon printanier tout comme la Morille et souvent en cherchant l’un on rencontre l’autre. A ne pas confondre avec l’Entolome livide (vénéneux) qui dégage également cette odeur de farine fraîche. Voir Tableau Comparatif VII
Tricholome sinistre - Tricholoma saevum
ou Rhodopaxillus saevus ou Lepista personata
Noms communs: Pied violet, Tricholomes des oies
Bon comestible
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Chapeau: 6 à 15 cm., gris-beige à café-au-lait, plus foncé par temps humide. Convexe puis étalé, charnu, épais, lisse, humide. Cuticule facilement séparable de la chair. Marge enroulée puis ondulée.
Lamelles: blanches avec un léger reflet rosâtre, se tachant de noirâtre avec l’âge. Adnées, serrées, épaisses, facilement détachables du chapeau.
Pied: 5 à 10 cm., pour un diamètre de 15 à 25 mm., violacé plus ou moins soutenu. Sa couleur lui est donnée par des fibrilles très serrées et violacées qui le recouvrent entièrement. Assez court, cylindrique mais renflé à la base, plein.
Chair: blanche, ferme, très épaisse, humide et juteuse. Odeur fruitée et de farine, saveur agréable.
Spores: rosâtres.
Habitat: de la fin de l’Automne jusqu’aux premières gelées, en “ronds de sorcières” ou en zig-zag, dans les prairies, les prés, les pâturages humides et calcaires, en lisières de forêts. Assez commun.
Observations: c’est un bon comestible qui ne pousse que hors des forêts et il est malheureusement en danger à cause des engrais chimiques et sélectifs, tout comme d’ailleurs tous les champignons du même habitat. On le rencontre souvent à l’endroit où on a cueilli le Tricholome de la Saint-Georges 6 à 7 mois auparavant.
Tricholome soufré - Tricholoma sulfureum
Noms communs: Tricholome des enfers, Crapaudine soufrée
Inconsommable
Chapeau: 3 à 9 cm., jaune-soufre parfois teinté d’olivâtre ou un peu brunâtre au centre. Convexe puis étalé, parfois déprimé au centre ou légèrement mamelonné. Sec, lisse, glabre.
Lamelles: jaunes, échancrées, espacées, épaisses, inégales.
Pied: 4 à 10 cm., jaune-soufre, orné de fines fibrilles brun-rougeâtre. Cylindrique, allongé, souvent élancé, fibreux, plein puis creux.
Chair: jaune-soufre, fine, fibreuse. Odeur très désagréable et forte de gaz, d’acétylène, saveur douce
Spores: blanches.
Habitat: fin de l'Été-Automne dans les forêts de feuillus, plus rarement sous les conifères. Assez commun.
Observations: c’est un champignon non consommable en raison de sa forte odeur de gaz, cette odeur permet de l’identifier facilement et de le différencier du Tricholome équestre (vénéneux).
Tricholome terreux - Tricholoma terreum
Noms communs: Griset, Petit-gris, Tricholome couleur de terre, Saint Martin
Bon comestible
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Chapeau: 4 à 8 cm., gris à gris-ardoise, plus foncé au centre, entièrement couvert de petits fibrilles gris-noir. Conique puis convexe et enfin étalé et mamelonné, soyeux, feutré. Marge fine.
Lamelles: blanches devenant grisâtres avec l’âge. Échancrées, espacées, larges, fragiles, dentelées.
Pied: 3 à 8 cm., pour un diamètre de 10 à 15 mm., blanc nuancé de gris-clair. Cylindrique, lisse, soyeux, fibreux, creux en son sommet.
Chair: blanche, nuancée de gris-clair, fine, fragile, cassante. Odeur faible, saveur douce devenant légèrement amère chez le champignon adulte.
Spores: blanches.
Habitat: Eté-Automne et au début de l’Hiver dans ou aux lisières des forêts de conifères, en groupes souvent très importants, rarement sous les feuillus. Très commun dans certaines régions.
Observations: c’est un bon comestible jeune, par la suite il devient très fragile et il est impossible de le cueillir sans l’endommager. On peut le confondre avec le Tricholome prétentieux (bon) et le Tricholome tigré (vénéneux). Voir Tableau Comparatif XII
Tricholome tigré - Tricholoma pardinum
Noms communs: Tricholome léopard, Faux griset, Faux petit-gris, Grivelé
Vénéneux
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Chapeau: 5 à 15 cm., parfois plus, gris-clair à gris-cendré ou même ocre-gris, recouvert de fines écailles gris-noirâtre disposées concentriquement, plus denses au centre. Convexe puis étalé, parfois légèrement bombé ou mamelonné, charnu. Marge enroulée puis étalée et ondulée, souvent déchirée.
Lamelles: blanches à crème-jaunâtre avec des reflets verdâtres. Échancrées, assez serrées, larges, épaisses, dentelée. Dans la jeunesse elles sont larmoyantes et exsudent des gouttelettes glauques.
Pied: 4 à 8 cm., pour un diamètre de 20 à 40 mm., blanc et farineux vers le sommet, jaune-crème vers la base. Légèrement fibrilleux, cylindrique mais renflé à la base, très robuste, ventru, ferme, plein, fibreux, relativement court par rapport au chapeau.
Chair: blanche, souvent jaune-brunâtre à la base du pied, ferme, compacte. Odeur agréable et faible de farine, saveur douce.
Habitat: Été-Automne dans les forêts de conifères des régions montagneuses, plus rarement sous les feuillus, si ce n’est sous les hêtres. Assez rare.
Observations: ce beau champignon est vénéneux et provoque des intoxications gastro-intestinales. Il est facilement identifiable grâce à son aspect massif et à son chapeau grisâtre de grande taille. Il peut être confondu avec le Tricholome terreux et le Tricholome prétentieux, tous deux de bons comestibles. Voir Tableau Comparatif XII
Voir le livre de Mycologia34
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LES RUSSULES
Généralités
C’est un vaste groupe d’environ 350 espèces dont le chapeau est généralement vivement coloré, il partage avec les Lactaires le fait d’avoir une chair granuleuse qui casse comme un bâtonnet de craie ou un morceau de sucre, mais ne laisse pas écouler de lait (latex). Les Russules sont assez méconnues des mycologues amateurs, pourtant aucune d’elles n’est toxique. Un grand nombre est inconsommable en raison de son âcreté, de son amertume, de son goût poivré ou de son odeur désagréable. Certaines sont de bons ou d’excellents comestibles. C’est un groupe relativement facile à identifier grâce à l’aspect trapu du champignon, à sa chair granuleuse, à son pied généralement blanc et aux couleurs vives de son chapeau. Mais comme les Psalliotes il est très difficile de les différencier entre elles, dans le cas d’un doute, les russules n’étant pas toxiques, il suffira d’en mâcher un petit morceau: si la chair est âcre on le rejette, si la chair est douce et le reste vous pouvez la consommer sans danger. Il est évident que ce « truc» n’est à utiliser que lorsque le champignon est identifié comme étant une Russule.
Chapeau non séparable du pied. D’abord globuleux ou convexe puis étalé, très souvent déprimé, rarement mamelonné. De couleurs vives et souvent variées pour la même espèce. Souvent de grande taille, jusqu’à 20 cm., pour certaines espèces. La marge peut être lisse, striée, cannelée.
Lamelles blanc-crème à blanc-jaunâtre, avec parfois l’arête jaune. Adnées à libres, serrées.
Pied blanchâtre, teinté selon les espèces de jaune, de violacé, de brun, de rose ou même de rouge. Assez court, ferme, plein.
Chair blanche à jaunâtre, ne laissant pas écouler de lait. Granuleuse, cassante comme de la craie, tendre ou ferme. Odeur souvent insignifiante ou nulle, très désagréable chez la Russule fétide.
Spores blanc-crème à ocre-jaunâtre.
Habitat terricole, dans les forêts de feuillus et de conifères, les broussailles, souvent du Printemps à l’Automne.
Attention confusion possible entre la Russule verdoyante (excellente) et l’Amanite phalloïde (mortelle). Voir Tableau Comparatif VIII
Russule charbonnière - Russula cyanoxantha
Noms communs: Charbonnier, russule bleu et jaune, Bise violette, Colombine verte
Bon comestible
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Chapeau: 5 à 15 cm., de couleur très variable selon l’habitat et l’exposition: du lilas au bleu-noir en passant par le gris-violet, du vert pâle au vert foncé, parfois brunâtre ou bleuâtre. Il peut être taché de jaunâtre ou de rosâtre. Globuleux puis convexe et enfin étalé et un peu déprimé. Charnu, ferme, un peu élastique. Marge enroulée dans le jeune âge.
Lamelles: blanc-crème, adnées, serrées, larges, épaisses, souvent fourchues, lardacées, ne se brisant pas sous la pression des doigts.
Pied: 4 à 8 cm., blanchâtre, légèrement teinté de violet. Cylindrique, assez court, charnu, ferme, plein puis farci, un peu rugueux. Cassant net comme un morceau de craie.
Chair: blanche, violacée sous la cuticule du chapeau. Ferme, compacte, un peu élastique dans le chapeau, granuleuse dans le pied. Elle a tendance à devenir lentement grisâtre à l’air. Odeur légère, saveur douce parfois légèrement piquante.
Spores: blanches.
Habitat: Été-Automne dans les forêts de feuillus et de conifères. Commune.
Observations: c’est un bon comestible, connu et populaire car commun et poussant partout, sous les feuillus et les conifères, il est très estimé dans certaines régions. Elle se reconnait parmi les autres Russules malgré ses couleurs variables, à son chapeau élastique et surtout à ses lamelles dites “lardacées”, c’est à dire donnant une impression de gras au toucher, caractère qui lui est propre.
Russule comestible - Russula vesca
Nom commun: Russule de Printemps
Bon comestible
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Chapeau: 5 à 10 cm., rose-rougeâtre à brun-rosâtre, souvent taché de jaune, plus foncé au centre. Globuleux, convexe puis étalé, se déprimant légèrement. Lisse, visqueux par temps humide, charnu, ferme. La cuticule est facilement séparable, en partie, du chapeau et se rétracte avec l’âge laissant apparaître les extrémités des lamelles. Marge brièvement cannelée.
Lamelles: blanc-crème, souvent tachées de rouille avec l’âge. Adnées, serrées, larges, fragiles, souvent fourchues;
Pied: 3 à 8 cm., blanchâtre avec des marques brunâtres. Cylindrique, atténué vers la base, lisse devenant rugueux dans la vieillesse. Ferme, plein puis spongieux.
Chair: blanchâtre, rosâtre sous la cuticule du chapeau, se tachant souvent de jaune ou de rouille surtout vers la base du pied. Compacte et granuleuse surtout dans le pied qui casse net comme un morceau de craie. Odeur faible, presque nulle, saveur agréable de noisette.
Spores: blanches.
Habitat: Printemps à Automne dans les forêts de feuillus, avec une préférence pour les chênes et à moindre degré pour les hêtres et les charmes. Rare sous les conifères. Assez commune.
Observations: c’est un bon comestible qui a l’avantage d’être précoce. On peut la rencontrer dès le début du mois de Mai . On peut la confondre avec la Russule charbonnière (bonne) qui s’en distingue par son chapeau assez élastique et ses lamelles lardacées et non fragiles.
Russule couleur de belette - Russula mustelina
Bon comestible
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Chapeau: 6 à 15 cm., brun à ocre-roux, souvent en partie enterré. Globuleux, hémisphérique puis légèrement déprimé au centre. Lisse, brillant et visqueux par temps humide. Marge enroulée dans la jeunesse se déployant par la suite.
Lamelles: blanc-jaunâtre se tachant de rouille avec l’âge. Adnées, très serrées, très fragiles, avec de nombreuses lamellules.
Pied: 4 à 10 cm., pour un diamètre de 20 à 40 mm., blanc , brunissant avec l’âge. Cylindrique, parfois ventru, ferme, plein, se creusant de petites cavités. Cassant net comme un morceau de craie.
Chair: blanche se teintant parfois de jaune ou d’ocre. très ferme, épaisse, fragile dans le chapeau, granuleuse dans le pied. Odeur faible, saveur douce de noix.
Spores: crème.
Habitat: Été-Automne, en montagne sous les conifères, avec une préférence pour les épicéas, plus rarement sous les feuillus. Commune en montagne.
Observations: c’est un bon comestible, massif et compact, qu’on rencontre en moyenne montagne. La forme et la couleur de son chapeau nous font souvent croire être en présence d’un cèpe. On la reconnait facilement grâce à sa grande taille, à sa couleur et à son habitat.
Russule couleur de sardoine - Russula sardonia
Noms communs: Russule sardoine, Russule âcre
Inconsommable
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Chapeau: 4 à 10 cm., de couleur variable: du violet au pourpre ou au rouge-brunâtre, parfois partiellement jaunâtre ou verdâtre. Convexe puis étalé, un peu déprimé, parfois légèrement mamelonné. Épais, dur, fragile, lisse, brillant par temps humide. Marge enroulée, se déroulant avec l’âge. Cuticule difficilement séparable du chapeau.
Lamelles: jaunâtres devenant ocre avec l’âge. Adnées, serrées, étroites, souvent fourchues.
Pied: 3 à 8 cm., blanchâtre nuancé de violet ou de rose-gris, poudré de blanc dans la partie supérieure. Cylindrique, atténué à la base, dur, ferme, cassant net.
Chair: blanche à jaunâtre, ferme puis molle. Odeur légèrement fruitée, saveur très âcre.
Spores: crème.
Habitat: Eté-Automne dans les forêts de conifères, a une préférence pour les pins. Commune.
Observation: c’est un champignon non consommable en raison de son âcreté.
Russule dorée - Russula aurata
Nom commun: Russule rouge-jaune
Excellente
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Chapeau: 4 à 8 cm., rouge à rouge-orangée ou rouge-cuir avec des zones jaune-or à jaune-citron. Convexe puis étalé et légèrement déprimé. Lisse, brillant et visqueux par temps humide. Marge finement cannelée et plus ou moins ondulée chez les spécimens âgés.
Lamelles: blanc-crème avec l’arête jaune-or. Adnées à libres, assez serrées, reliées entre elles par des veines. Devenant très fragiles avec l’âge.
Pied: 3 à 8 cm., blanc, partiellement ou totalement teinté de jaune-pâle, jaunâtre à la base. Cylindrique, parfois un peu irrégulier, dur et ferme, cassant, plein puis spongieux.
Chair: blanche, jaunâtre sous la cuticule du chapeau. Tendre mais ferme, fragile dans le chapeau, granuleuse dans le pied. Odeur très légère, saveur douce.
Spores: ocre.
Habitat: fin du Printemps-début de l’Automne dans les forêts humides de feuillus. Assez rare.
Observations: c’est un excellent comestible à transporter avec précaution car très fragile, il ne supporte pas une cuisson prolongée et se prête à être poêlé à feu vif. On peut la confondre avec la Russule émétique (non consommable) mais elle s’en distingue, entre autres, par sa saveur douce et ses lamelles et son pied jaunâtr
Russule émétique - Russula emetica
Nom commun: Colombette rouge, Poivrou
Inconsommable
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Chapeau: 4 à 10 cm., rouge-sang à vermillon, se décolorant souvent, pouvant devenir blanchâtre avec des plages rosées. Convexe puis étalé et déprimé au centre. Lisse, brillant et visqueux par temps humide. Cuticule facilement séparable de la chair. Marge souvent ondulée et légèrement cannelée chez les exemplaires âgées.
Lamelles: blanches avec souvent des reflets jaunâtres avec l’âge. Assez espacées, adnées à libres.
Pied: 4 à 8 cm., parfois teinté de rose, surtout vers la base. Cylindrique, assez élancé, plein, farci puis creux, cassant, fragile avec l’âge.
Chair: blanche, rose sous la cuticule du chapeau. Aqueuse, compacte, fragile dans le chapeau, granuleuse et cassante dans le pied. Odeur agréable de noix de coco, saveur très âcre.
Spores: blanchâtres.
Habitat: Eté-Automne, forêts de feuillus et de conifères, sur terrain acide et silicieux. Commune.
Observations: il est impossible de la consommer tant sa chair est âcre. On peut la confondre avec d’autres Russules âcres mais également la Russule dorée (excellente) qui s’en différencie par son chapeau rouge-orangé avec des zones jaunes et sa saveur douce.
Russule fétide - Russula foetens
Nom commun: Russule cannelée
Inconsommable
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Chapeau: 6 à 20 cm., brun-roux parfois nuancé de grisâtre, plus foncé au centre. Globuleux, convexe puis étalé et souvent déprimé, visqueux, fragile. Marge entièrement et profondément cannelée, souvent fendue.
Lamelles: blanc-crème, souvent tachées de brun. Adnées à libres, assez épaisses et étroites, réunies par des veines. Elles laissent perler des gouttes de rosée par temps humide, surtout chez les exemplaires jeunes, on dit qu’elles sont larmoyantes.
Pied: 6 à 15 cm., parfois plus, pour un diamètre de 20 à 35 mm. Blanc se tachant de jaunâtre ou de brunâtre. Robuste, volumineux, plein puis creux, farci à la base d’une moelle brunâtre.
Chair: blanche puis brunâtre avec l’âge, épaisse, fragile. Odeur très désagréable, rappelant celle de cheveux ou de pneus brûlés, saveur très âcre et poivrée.
Spores: crème.
Habitat: Été-Automne en groupes dans les forêts humides de feuillus et conifères, dans les buissons, les friches, les broussailles. Commune.
Observations: elle est non consommable en raison de son âcreté et son odeur très désagréable et facilement identifiable grâce à sa grande taille, son chapeau visqueux à marge profondément cannelée, son pied creux, farci de moelle brune à la base.
Russule feuille morte - Russula xerampelina
Nom commun: Russule à pied rouge, Bise rouge, Russule xérampéline
Comestible moyen
Chapeau: 4 à 12 cm., rouge-carmin à pourpre- noir, plus foncé au centre, parfois taché de brunâtre. Convexe puis étalé parfois légèrement déprimé, lisse, un peu visqueux par temps humide. Cuticule à peine séparable de la chair. Marge tardivement cannelée
Lamelles: crème devenant ocre-pâle, adnées à libres, assez serrées, épaisses et fourchues.
Pied: 4 à 10 cm., pour un diamètre de 10 à 30 mm. Blanchâtre à rose-rougeâtre, se teintant de brunâtre au toucher, surtout vers la base. Cylindrique, charnu, dur, plein, cassant, devenant spongieux et élastique avec l’âge.
Chair: blanche, jaunissant à l’air ou au frottement, pourpre sous la cuticule du chapeau. Épaisse, compacte, ferme. Odeur caractéristique de crustacés cuits ou pas frais, saveur douce de noisettes.
Spores: crème.
Habitat: Eté-Automne dans les forêts de conifères avec une préférence pour les pins et les épicéas, en plaine comme en montagne. Commune.
Observations: c’est un comestible estimé par certains mycophages, son odeur de crustacés parfois désagréable disparaît en grande partie à la cuisson. Cette Russule comporte un grand nombre d’espèces de forme, de couleur, d’habitat différents, mais elles ont toutes en commun l’odeur de crustacés cuits ou pas frais et le brunissement du pied au toucher
Russule jaune - Russula lutea
Nom commun: Russule caméléon, Russule fruitée
Bon comestible
Chapeau: 2 à 6 cm., généralement jaune-doré à jaune-œuf plus ou moins soutenu, parfois entièrement ou partiellement orangé ou rosâtre, plus clair au centre. Convexe puis étalé et déprimé, grêle, fragile, brillant et visqueux par temps humide. Cuticule entièrement séparable de la chair.
Lamelles: crème devenant jaune-orangé avec l’âge. Adnées à libres, assez serrées, fragiles, minces, régulières, réunies par de petites veines.
Pied: 2 à 6 cm., blanc, cylindrique parfois renflé à la base, grêle, fragile, tendre.
Chair: blanche, fine, fragile. Odeur d’abord imperceptible puis fruitée de mirabelles et d’abricots, saveur douce.
Spores: jaunes.
Habitat: Été-Automne, dans les forêts de conifères et de feuillus. Commune.
Observations: c’est un comestible de bonne qualité, malheureusement trop peu charnu et très fragile, à manier avec précaution, de plus il ne supporte pas de cuisson prolongée. Elle est facilement identifiable grâce à sa petite taille et à ses lamelles jaunes, malgré les couleurs variées de son chapeau.
Russule jolie - Russula lepida
Noms communs: Cul rouge, Rouget
Comestible médiocre
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Chapeau: 4 à 10 cm.,, rouge, souvent décoloré au centre, il peut déteindre pour devenir blanc-jaunâtre tout en gardant quelques zones rouges. Hémisphérique puis convexe et enfin étalé, parfois faiblement déprimé. Charnu, très dur, sec, mat, souvent crevassé. Cuticule non séparable de la chair.
Lamelles: blanc-crème avec l’arête rose. Adnées à libres, serrées surtout chez les exemplaires jeunes, fragiles, assez épaisses, fourchues.
Pied: 3 à 8 cm., blanc souvent teinté de rose ou de rouge. Cylindrique, dur, cassant, un peu rugueux.
Chair: blanche, compacte, très dure mais fragile, granuleuse. Odeur de bois fraîchement coupé, saveur d’abord douce puis de résineux, de menthol.
Spores: blanc-crème.
Habitat: Eté-Automne dans les forêts de conifères et de feuillus, avec une préférence pour les hêtres. Commune.
Observations: c’est un piètre comestible, en plus de sa saveur désagréable il dégage une odeur de lessive à la cuisson. On peut la conserver au vinaigre après l’avoir fait blanchir. Elle est assez facilement identifiable grâce à sa couleur et à la dureté de son chapeau.
Russule noircissante - Russula nigricans
Comestible médiocre
Chapeau: 5 à 20 cm., blanchâtre puis grisâtre à gris-brun et finalement noir. Convexe puis étalé et déprimé, parfois même en large entonnoir. De grande taille, volumineux, compact, parfois irrégulier et craquelé, un peu velouté par temps sec. Marge lisse, enroulée puis incurvée, elle reste blanchâtre plus longtemps que le restant du chapeau.
Lamelles: d’abord blanchâtres à jaunâtres, puis rouge-brunâtre et enfin noires. Adnées, très espacées avec de nombreuses lamellules. Épaisses, larges, très fragiles.
Pied: 3 à 8 cm., pour un diamètre de 10 à 40 mm., blanchâtre puis gris-brun et enfin noirâtre. Il noircit souvent avant le chapeau. Court, gros, puissant, dur, plein puis farci de moelle.
Chair: blanchâtre devenant rouge sang puis noire aux blessures ou à la coupure, dure, très fragile. Odeur légèrement fruitée, saveur assez douce un peu âcre ou épicée.
Spores: blanches.
Habitat: Été-Automne dans les forêts de feuillus avec une préférence pour les chênes, mais également sous les conifères. Commune.
Observations: c’est un comestible de mauvaise qualité, qu’on identifie facilement grâce à sa grande taille, à sa couleur noirâtre et à ses lamelles très espacées. Cette Russule a la particularité d’être presque imputrescible et il n’est pas rare de la rencontrer au Printemps, séchée et comme momifiée.
Russule verdoyante - Russula virescens
Noms communs: Russule verdâtre, Palomet, Bise-verte, Verdet, Palombette, Cul-vert, Bise de curé
Excellente
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Chapeau: 5 à 12 cm., blanc-verdâtre à gris-verdâtre. A maturité la cuticule se craquelle et forme de nombreuses plaques vert-amande à gris-vert, entre ces plaques, appelées aréoles, on voit apparaître la chair blanche. Hémisphérique puis convexe et enfin étalé, parfois légèrement déprimé. Charnu, ferme, parfois irrégulier et bosselé. Marge ondulée, parfois irrégulière et lobée, souvent cannelée et déchirée chez les exemplaires âgés.
Lamelles: blanc-crème avec souvent un léger reflet crème-rose, elles se tachent de brun-rougeâtre avec l’âge. Libres, serrées, épaisses, fourchues, fragiles.
Pied: 4 à 8 cm., pour un diamètre de15 à 35 mm., blanc, souvent taché de brun, farineux vers le haut. Cylindrique, assez court et trapu, dur, compact, cassant net, devenant spongieux avec l’âge.
Chair: blanche, verdâtre sous la cuticule du chapeau. Ferme, épaisse, tendre et croquante, granuleuse particulièrement dans le pied. Odeur faible mais agréable, saveur douce de noisettes.
Spores: blanchâtres.
Habitat: fin du Printemps-Automne, dans les endroits clairs des forêts de feuillus, dans les clairières, aux lisières, au bord des chemins forestiers, sur terrains acides. Assez commune.
Observations: c’est un excellent comestible, la meilleure des Russules. On l’identifie facilement grâce à son chapeau aréolé et verdâtre, son pied et ses lamelles blanches. On peut la confondre avec l’Amanite phalloïde (mortelle), voir Tableau Comparatif VIII
Voir le livre de Mycologia34
Passion_Champignons___Le_Livre
LES PSALLIOTES OU AGARICS
Généralités
C’est un groupe important d’une centaine d’espèces aisément identifiables grâce à leur pied muni d’un anneau, à l’absence de volve et à leurs lamelles blanc-rosâtre puis roses et enfin brun-chocolat. Il est difficile de les différencier entre elles, cela peut se faire surtout par leur habitat, leur odeur, leur taille, leur anneau et la coloration que prend leur chair à la cassure ou aux blessures. Ce groupe également appelé Agarics contient d’excellents champignons dont le plus connu est certainement le Champignon de Paris. Il convient cependant de se méfier de la Psalliote jaunissante et de la Psalliote radicante, toutes deux toxiques et provoquant des intoxications gastro-intestinales, heureusement peu graves.
Chapeau séparable du pied, généralement hémisphérique, convexe puis étalé. La cuticule peut jaunir au toucher chez certaines espèces. Il peut être lisse, satiné, pelucheux ou moucheté d’écailles. Selon les cas il est blanchâtre, beige-jaunâtre ou brun-rougeâtre. Souvent de grande taille, jusqu’à 25 à 30 cm. chez la Psalliote auguste ou la Psalliote des jachères.
Lamelles libres, serrées, inégales, d’abord blanc-rosâtre puis roses et enfin brun-chocolat à la maturité des spores.
Pied blanchâtre pouvant se teinter de jaune, de rose ou de brun selon les espèces. Plein, long ou court, plus ou moins élancé, robuste (jusqu’à 25 cm. chez la Psalliote auguste). Cylindrique, souvent renflé ou bulbeux à la base. Il est toujours muni d’un anneau parfois très ample, simple ou double.
Chair blanche pouvant se teinter de jaune, de rose à rouge ou de brun selon les espèces. Odeur agréable, parfois anisée (Psalliote auguste, Psalliote des bois, Psalliote des jachères), très désagréable d’encre et de phénol chez la Psalliote jaunissante (toxique).
Spores brun-foncé.
Habitat terricole, dans les forêts de feuillus et de conifères, les pelouses, les jardins, les terrains herbeux, les prés, les pâturages, selon les espèces. Parfois en groupes nombreux ou en cercles (ronds de sorcières).
Observations: la confusion est possible entre les Psalliotes comestibles, les Amanites mortelles et la Psalliote jaunissante (toxique). Voir Tableaux Comparatifs VIII et XIII
Psalliote ou Agaric auguste - Agaricus augustus
Noms communs: Rosé/Agaric impérial, Psalliote majestueuse, Agaric princier
Excellente
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Chapeau: 8 à 25 cm., parfois plus, brun-jaunâtre à brun-roux, recouvert de nombreuses mèches brunâtres, pelucheuses, appliquées, serrées, presque uniformes et continues au centre. Globuleux, hémisphérique, puis convexe et étalé. Charnu, épais, de grande taille.
Lamelles: blanchâtres puis roses et enfin brunes à la maturité des spores. Libres, serrées, inégales.
Pied: 10 à 25 cm., pour un diamètre de 20 à 40 mm. Blanchâtre nuancé de jaune puis de roux avec l’âge, floconneux dans la jeunesse puis lisse. Assez cylindrique, s’épaississant vers la base, épais, robuste, plein, parfois creux chez les exemplaires âgés. Anneau blanc, ample, retombant.
Chair: blanche, jaunissant aux blessures puis roussissant, ferme, épaisse. Odeur agréable d’anis et d’amandes amères, saveur douce.
Spores: brunes.
Habitat: fin de l'Été-Automne dans ou en lisière des bois de conifères, dans les prés et les parcs voisins de plantations d’épicéas. Très rarement sous les feuillus. Pas très commune.
Observations: c’est un excellent comestible très charnu, malheureusement assez rare. C’est la plus belle et la plus majestueuse des Psalliotes, d’où son nom. On peut la confondre, à l’état jeune, avec la Psalliote jaunissante (toxique), mais cette dernière dégage une forte odeur d’encre et de phénol.
Psalliote ou Agaric des bois - Agaricus silvicola
Noms communs: Rosé des bois, Agaric des bois, Boule de neige des bois, Anisé blanc
Excellente
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Chapeau: 5 à 12 cm., blanc-crème devenant jaunâtre avec l’âge ou au frottement. D’abord globuleux, puis campanulé et étalé. Lisse, soyeux, glabre, brillant, assez charnu.
Lamelles: blanchâtres puis roses et enfin brunes à maturité des spores. Libres, serrées, inégales.
Pied: 6 à 12 cm., blanc se tachant de jaune au frottement. Cylindrique, bulbeux à la base, élancé, farci puis plus ou moins creux. Anneau blanchâtre, ample, double car constitué de deux couches.
Chair: blanche, parfois légèrement rosée, épaisse, ferme. Odeur très agréable d’anis, saveur agréable et douce.
Spores: brunes
Habitat: Été-Automne dans les forêts de feuillus et surtout de conifères, parfois en petits groupes. Assez commune.
Observations: c’est un excellent comestible qu’il ne faudra pas confondre avec les Amanites mortelles qui ont le même habitat et la Psalliote jaunissante (toxique). Voir Tableaux Comparatifs VIII et XIII
Psalliote ou Agaric champêtre - Agaricus campestris
Noms communs: Rosé des prés, Champignon des prés, Boule de neige, Agaric champêtre, Potiron, Pratelle, Camparol, Bolet blanc
Bon comestible
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Chapeau: 5 à 15 cm., blanchâtre parfois un peu brunâtre. Fibrilleux, soyeux, quelques fois recouvert de petites écailles plus sombres, globuleux, convexe puis étalé. Marge floconneuse.
Lamelles: blanchâtres puis roses et enfin brunes. Libres, serrées, inégales.
Pied: 4 à 8 cm., blanchâtre parfois nuancé de rose. Cylindrique mais atténué vers la base, assez court, ferme, lisse. Anneau blanc, membraneux, fragile, fugace.
Chair: blanche devenant légèrement rosée aux blessures et à la cassure. Ferme, épaisse, odeur et saveur douces et agréables.
Spores: brunes.
Habitat: Printemps et Automne après les pluies suivant un Été chaud et sec. Dans les prés, les pâtures, les champs, les lieux incultes, au bord des chemins, des routes, les parcs, les jardins. Toujours en dehors des forêts. Très commun en Automne.
Observations: c’est un excellent comestible très connu et recherché depuis l’Antiquité déjà. Sa croissance est très rapide et lorsqu’il apparaît il n’est pas rare de faire une cueillette “miraculeuse”. Longtemps on l’a considéré comme la forme sauvage du Champignon de Paris. Il ne faudra pas la confondre avec la Psalliote jaunissante mais cette dernière dégage une odeur d’encre et de phénol. Voir Tableau Comparatif XIII
Psalliote ou Agaric des jachères - Agaricus arvensis
Noms communs: Agaric des jachères, Boule de neige, Bouchon de Champagne, Pratelle, Rosé
Excellente
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Chapeau: 6 à 25 cm., blanc à crème, plus foncé au centre, jaunissant au frottement ou en vieillissant, de grande taille, généralement lisse mais parfois craquelé. Hémisphérique puis étalé. Marge souvent floconneuse et festonnée, parfois fissurée.
Lamelles: blanchâtres puis roses et enfin brunes. Libres, serrées, inégales, étroites.
Pied: 5 à 15 cm., pour un diamètre de 20 à 40 mm., blanchâtre souvent taché de jaune. Cylindrique, épaissi vers la base, robuste, très épais, soyeux, plein puis creux. Anneau formé de deux couches visibles, blanc-jaunâtre, ample, solide, floconneux.
Chair: blanche se teintant de jaune à l’air ou au frottement. Compacte, épaisse, ferme. Odeur légère et agréable d’anis, saveur agréable.
Spores: brunes.
Habitat: fin de l’Eté-Automne, souvent en grands cercles (ronds de sorcières), ou en groupes dans les prés, les prairies, les pâtures, les vergers. Assez commun.
Observations: c’est un excellent comestible très charnu et de grande taille qu’on peut confondre avec la Psalliote champêtre (bon), qui est de taille moins importante et dont la chair ne jaunit pas mais rosit, mais également avec la Psalliote jaunissante (vénéneuse) qui dégage une odeur d’encre et de phénol. Voir Tableau Comparatif XIII
Psalliote ou Agaric des forêts - Agaricus silvaticus
Noms communs: Agaric des forêts, Agaric rougissant, Psalliote forestière, Psalliote rougissante
Bon comestible
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Chapeau: 4 à 12 cm., brun clair recouvert de mèches écailleuses brun-rougeâtre très denses vers le centre. D’abord en forme de dé à coudre puis convexe à campanulé et enfin étalé.
Lamelles: blanchâtres puis roses et enfin brunes. Libres, serrées, inégales.
Pied: 4 à 8 cm., blanchâtre devenant gris-brunâtre avec l’âge, avec parfois des écailles brunâtres vers la base. Assez long chez les exemplaires des forêts de feuillus, court et trapu chez ceux des forêts de conifères. Cylindrique et parfois bulbeux à la base, vite creux. Anneau blanc, brunissant avec l’âge, ample, simple, souvent déchiquetée, fugace.
Chair: blanche devenant rapidement rougeâtre puis brunâtre à la cassure ou aux blessures, ferme et tendre. Odeur faible et acidulée d’anis, saveur douce et agréable.
Spores: brunâtres.
Habitat: Été-Automne dans les forêts de conifères mais également de feuillus. Commun.
Observations: c’est un bon comestible, consommable cru à l’état jeune, facilement identifiable grâce à son chapeau couvert de mèches brun-rougeâtre, ses lamelles roses puis brunes, son anneau et au rougissement de sa chair. On le rencontre surtout sous les conifères mais les spécimens des forêts de feuillus sont plus développés.
Psalliote ou Agaric jaunissant(e)
Agaricus xanthodermus
Noms communs: Psalliote/Agaric à peau jaune
Vénéneuse
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Chapeau:5 à 15 cm., blanc sale, parfois teinté de gris-fauve au centre, se tachant de jaune très rapidement au toucher ou aux blessures, soyeux, lisse. D’abord en cloche, presque cylindrique à sommet aplati, puis étalé. Marge mince, floconneuse, brièvement striée.
Lamelles: blanchâtres, puis roses et enfin brunes. Libres, serrées, inégales, étroites.
Pied: 6 à 12 cm., blanc se tachant de jaune au toucher ou aux blessures. Cylindrique, renflé à la base, lisse soyeux, farci de moelle puis creux. Anneau blanc membraneux, ample, à bord épais.
Chair: blanche ne jaunissant pas ou très légèrement sauf à la base du pied, tendre, épaisse. Odeur très désagréable d’encre, de phénol, de teinture d’iode, saveur désagréable.
Spores: brunes.
Habitat: Eté-Automne dans les haies, les prés, les jardins, les champs cultivés, notamment de maïs. Assez commun dans certaines régions.
Observations: c’est un champignon plus indigeste que toxique et de nombreux troubles digestifs lui sont attribués et pourtant il est difficilement consommable en raison de son odeur désagréable qui à elle seule suffit à l’identifier, aidée en cela par le jaunissement du chapeau et du pied.
Psalliote ou Agaric des trottoirs
Agaricus bitorquis
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Chapeau: 5 à 12 cm, blanc-beige, convexe puis aplati, parfois taché de jaune-verdâtre. Souvent recouvert de terre, de cailloux et même de bitume.
Lamelles: rose-pâle puis roses et enfin brunes à maturité des spores. Libres, serrées.
Pied: 3 à 10 cm., blanc, trapu, rétréci vers la base, ferme. Anneau double caractéristique.
Chair: blanche, se tachant légèrement de rose au frottement ou à la coupe. Odeur agréable, saveur douce.
Spores: brunes.
Habitat: du Printemps à l'Automne dans les parcs, les jardins, en ville autour des arbres, sur les chemins, sur terre tassée, caillouteuse, perçant même le bitume. Isolé ou en groupes, assez rare.
Observations: c'est un bon comestible facilement identifiable par son habitat (souvent urbain), son anneau double caractéritique et sa chair très ferme. Son nom d'Agaric des trotoirs vient de ce qu'il est capable de soulever le bitume. A éviter en milieu urbain à cause de la pollution.
Voir le livre de Mycologia34
Passion_Champignons___Le_Livre
LES POLYPORES
Généralités
L’hyménium des Polypores est formé de tubes généralement très serrés les uns contre les autres. Ils sont pour la grande majorité lignicoles mais certains d’entre eux sont terricoles. Ils se présentent souvent comme des consoles accrochées aux arbres pour lesquels ils sont de dangereux parasites et dont ils provoquent la mort en détériorant le bois et en le rendant impropre à l’utilisation en menuiserie. D’autres encore (Trametes, Phellinus) s’attaquent à nos maisons et constructions, aux bateaux, aux bois d'œuvre, etc. Ils sont parfois très charnus mais leur chair est souvent coriace, ligneuse ou ayant la consistance du liège. Néanmoins ce groupe contient deux excellents comestibles le Polypore en ombelle et le Polypore pied de chèvre, certains d’autres, comme la Langue de bœuf, sont comestibles à l’état jeune. Quelques- uns possèdent un pied mais la plupart en sont dépourvus.
Ganoderme aplani - Ganoderma applanatum
Inconsommable
Chapeau: 10 à 50 cm., parfois énorme, brun-noisette à brun-foncé, plus clair sur les bords, parfois blanchâtre au début de sa croissance. En forme de console ou de sabot de cheval, sillonné concentriquement, aplani et légèrement bosselé. Il est souvent recouvert d’une poussière brun-chocolat à brun-rouille constituée par des milliards de spores.
Hyménium: blanchâtre se tachant de brun au toucher, brunâtre avec l’âge. Les tubes sont disposés en strates et séparés par un tissu stérile.
Chair: brun-cannelle à brun-rougeâtre, ligneuse, fibreuse à la cassure. Odeur forte de champignons.
Spores: brunes;
Habitat: sur les souches et les troncs des feuillus qu’il parasite et fait souvent mourir. Commun.
Observations: c’est un champignon qui peut atteindre une taille impressionnante, il est à l’origine d’une pourriture blanche qui creuse le cœur de l’arbre qu’il parasite en le faisant mourir d’épuisement. Il a le pouvoir de projeter ses spores sur le dessus du chapeau alors que les tubes qui les contiennent sont orientés vers le bas. Ses spores ont un pouvoir stimulant et tonique.
Langue de boeuf - Fistulina hepatica
Noms communs: Fistuline hépatique, Foie de boeuf, Glu de boeuf
Comestible
Chapeau: 10 à 25 cm., pour 3 à 5 cm. d’épaisseur, rouge-sang à rouge-vineux, d’abord en forme de tubercule puis s’étalant en prenant la forme d’une langue. Sa surface d’abord veloutée et granuleuse devient peu à peu visqueuse à gluante.
Hyménium: crème puis rosé, formé de tubes courts et non soudés entre eux à la différence des autres Polypores et Bolets.
Pied: latéral, presque inexistant.
Chair: rouge, avec des zébrures intérieures plus pâles. Molle un peu gélatineuse puis fibreuse, épaisse. Elle laisse écouler à la pression un suc rouge. Odeur insignifiante, saveur acidulée.
Spores: rosées.
Habitat: fin de l’Eté-Automne même en Hiver, à la base ou sur les troncs des vieux chênes et châtaigniers ou sur les arbres déjà morts. Assez commun.
Observations: la Langue de bœuf est comestible à l’état jeune, elle devient indigeste avec l’âge. Elle se différencie des autres Polypores par ses tubes non soudés entre eux.
Polypore amadouvier - Fomes fomentarius
ou Ungulina fomentaria
Noms communs: Amdouvier, Amadou, Polypore des pharmacies, Polypore à feu
Inconsommable
Chapeau: 10 à 50 cm., pour une épaisseur de 10 à 20 cm., d’abord gris-pâle à gris-cendré il devient fauve à noisette. En forme de sabot, sillonné concentriquement et constitué de bourrelets superposés. Sa croûte est dure et devient brillante.
Hyménium: gris-clair à noisette, constitué de tubes très longs formant à chaque pousse une couche nouvelle se superposant à la précédente. Il n’est pas rare de rencontrer des exemplaires âgés sur lesquels on peut voir une vingtaine de couches superposées.
Chair: brunâtre, compacte, coriace, ligneuse, dure comme du bois.
Spores: blanches.
Habitat: toute l’année sur des troncs de feuillus qu’il parasite. Commun dans certaines forêts.
Observations: il est non consommable en raison de sa chair trop coriace avec laquelle, il y a peu de temps encore, on préparait l’amadou dont les chirurgiens se servaient pour arrêter les hémorragies. Cet amadou, trempé dans une solution de salpêtre était également utilisé pour la fabrication de briquets. Ce Polypore est vivace et peut vivre plusieurs années en fructifiant maintes fois.
Polypore du bouleau - Piptoporus betulinus
Inconsommable
Chapeau: 5 à 20 cm., pour une épaisseur de 2 à 8 cm., gris à brunâtre, palissant et se fendillant avec l’âge. De forme demi-circulaire le faisant ressembler à un sabot ou à un rein, sa marge est épaisse et arrondie en bourrelet. La cuticule est facilement séparable de la chair.
Hyménium: blanc, formé de tubes courts et fins.
Chair: blanche à jaunâtre, d’abord molle et tendre elle prend la consistance du liège. Odeur et saveur aigres, acides.
Spores: blanches.
Habitat: toute l’année mais exclusivement sur des bouleaux déjà malades, attaqués par des insectes ou blessés ( branches arrachées, blessures diverses provoquées par une tempête, etc.). Commun.
Observation: non consommable en raison de sa chair qui a la consistance du liège. Jadis ce champignon avait rendu certains petits services: on s’en servait, après dessiccation, pour aiguiser les lames des rasoirs, grâce à sa chair très absorbante on pouvait également s’en servir comme buvard, etc. De nos jours on en extrait une substance antibiotique, l’acide bétulinique, qui combat entre autres les altérations cutanées graves dûes au soleil.
Polypore des brebis - Albatrellus ovinus
Bon comestible
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Chapeau: 4 à 10 cm., blanchâtre à gris-jaunâtre ou brunâtre, convexe puis aplani et parfois déprimé, difforme, inégal, souvent soudé à d’autres chapeaux. Cuticule glabre, sèche, se gerce ou se fendille par temps sec ou avec l’âge.
Hyménium: blanc puis jaunâtre, formé de tubes très courts non séparables du chapeau.
Pied: 3 à 6 cm., blanc, taché de jaune à la base chez les exemplaires âgés, court, de forme irrégulière, renflé vers le sommet, pruineux, cassant.
Chair: blanche, ayant tendance à jaunir, compacte, fragile, cassante. Odeur agréable, saveur de noisettes et d’amandes.
Spores: blanchâtres.
Habitat: terricole, Été-Automne en groupes parfois importants dans les forêts de conifères, isolé ou en touffes. Commun en montagne, très rare en plaine.
Observations: c’est un bon comestible qu’on peut confondre avec le Polypore confluent dont la chair a tendance à devenir amère après mastication et dont le chapeau est brun-rosé.
Polypore en ombelle - Dendropolyporus umbellatus
Noms communs: Poule des bois, Lièvrot, Polypore fidèle
Excellent
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Chapeau: 1 à 3 cm., beige-roussâtre ou gris, accolé à des dizaines et souvent à des centaines d’autres chapeaux qui sont tellement serrés qu’ils donnent l’impression d’un plumage, d’où le nom de Poule des bois qui est donné à ce Polypore dans l’Est de la France.
Hyménium: blanc-jaunâtre, formé de tubes courts et décurrents.
Pied: blanc-crème, réuni à d’autres pieds aussi nombreux que les chapeaux pour former un tronc de 3 à 8 cm. qui se divise lui-même en de nombreux rameaux et ainsi de suite pour former un semblant d’arbuste qui peut atteindre une vingtaine de kilogrammes et exceptionnellement d’avantage.
Chair: blanche, tendre tout en étant légèrement fibreuse. Odeur et saveur très agréables.
Spores: blanchâtres.
Habitat: du début de l'Été à l’Automne autour des feuillus, avec une nette préférence pour les hêtres, les charmes et les chênes dont il parasite les racines. Il revient d’année en année à la même place. Assez rare.
Observations: il fait partie des tous meilleurs comestibles avec une saveur originale et une chair restant tendre tout en gardant une certaine fermeté à la cuisson. Le poids moyen d’un exemplaire se situe entre 1 et 3 kg, mais il peut atteindre un poids beaucoup plus important.
Polypore pied de chèvre - Albatrellus pes-caprae
Excellent
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Chapeau: 6 à 12 cm., brun-marron, recouvert de petites mèches irrégulières, serrées et dressées. Convexe puis aplani en éventail, généralement divisé en 2 lobes séparés par une échancrure, charnu, élastique, velouté. Marge incurvée, lobée.
Hyménium: blanc-jaunâtre, verdoyant au toucher, formé de tubes courts et décurrents.
Pied: 2 à 5 cm., pour un diamètre de 10 à 20 mm., blanchâtre mais jaune à la base. Court, trapu, compact, plein, irrégulier, excentrique parfois latéral.
Chair: blanche parfois nuancée de jaunâtre, compacte, épaisse, ferme, fragile. Odeur très agréable, saveur de noisettes et d’amandes.
Spores: blanchâtres.
Habitat: terricole alors que la grande majorité de cette famille est lignicole, Eté-Automne dans les forêts de feuillus, sous les conifères en montagne, en groupes ou en touffes. Peu commun.
Observations: c’est un excellent comestible, sa chair non ligneuse est très parfumée et de consistance agréable. Il est malheureusement assez rare.
Polypore soufré - Laetiporus sulphureus
Noms communs: Polypore jaune, Polypore sulphurin
Comestible médiocre
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Chapeau: 10 à 50 cm., jaune-soufre à orangé-vif, palissant avec l’âge pour finir au blanc-sale ou fauve. Il est constitué de plusieurs couches superposées d’une épaisseur de 5 à 15 cm. chacune. En forme d’éventail, à bord ondulé, très fragile et cassant en vieillissant.
Hyménium: jaune, formé de tubes réguliers et courts.
Pied: néant.
Chair: jaunâtre, épaisse, molle, humide à la pression des doigts puis en séchant elle devient fragile et cassante. Odeur légèrement piquante, saveur acidulée.
Habitat: du Printemps à l’Automne sur les troncs des feuillus qu’il parasite à la faveur d’une blessure et condamne à une mort lente. Souvent les arbres parasités gardent une apparente bonne santé pour s‘écrouler brusquement, vidés de leur substance. Commun.
Observations: c’est un comestible médiocre au goût désagréable, même consommé jeune. En Amérique il est classé parmi les bons champignons (sic) et très apprécié, on lui trouve même un goût de poulet. Cela ne donne guère envie de goûter au poulet américain.
Tramète versicolore - Trametes versicolor
Noms communs: Polypore versicolore, Coriole de couleurs variées
Inconsommable
Chapeau: 3 à 12 cm., garni de zones concentriques très rapprochées, brillantes, satinées, veloutées, aux couleurs très variées: jaune, beige, brun, noir, violet, vert, rouge, etc. Aplani, mince, souvent superposé ou imbriqué avec des chapeaux voisins. Marge effilée, ondulée, blanche à jaune.
Hyménium: blanc puis jaune-roux, formé de tubes courts.
Chair: blanche, mince, très coriace, de la consistance du bois. Odeur et saveur non caractéristiques.
Spores: blanches.
Habitat: toute l’année surtout sur du bois mort, souches, troncs, vieilles barrières, piquets de parcs, planches, etc. Très commun.
Observations: c’est un champignon non consommable car trop coriace. Ce très beau champignon est utilisé en décoration et les fleuristes s’en servent pour agrémenter leurs arrangements floraux.
Voir le livre de Mycologia34
Passion_Champignons___Le_Livre



























































































































































































































































































































